Hoshi ne masque pas son agacement. Le 20 juin dernier, un des harceleurs de la chanteuse était interpellé par les enquêteurs de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine (OCLCH). Le jeune homme domicilié en Bretagne s’en était pris à l’artiste sur Internet, après une performance scénique en mars 2020, dans laquelle Hoshi avait embrassé une jeune femme, un geste symbolique pour dénoncer l’homophobie.
Tout juste majeur, cet "addict aux écrans" est soupçonné d’avoir menacé de mort à plusieurs reprises l’interprète de "Ta marinière". Il a reconnu durant sa garde à vue avoir envoyé à la jeune femme de nombreux messages menaçants et insultants. À l’issue, il a été laissé libre par les forces de l’ordre qui poursuivent leurs investigations et pistent d’autres harceleurs.
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Si les choses avancent dans le bons sens, Hoshi déplore toutefois le manque de rapidité de la justice comme elle l’a de nouveau indiqué lors d’un entretien accordé à Nice Matin. "L’un de mes harceleurs a été interpellé mais le procès n’a pas encore eu lieu, à mon sens la justice ne va pas assez vite", s’est-elle désolée. Un constat qui explique sa volonté de mener elle-même son propre combat aussi bien sur scène que sur les réseaux sociaux. "C’est aussi pour cela que je le rappelle à chaque fois sur scène : j’estime que le travail n’est pas encore assez fait. Et j’essaie de montrer, parce que le harcèlement continue, qu’il ne faut plus avoir peur", a-t-elle commenté.
L.T