Le 31 décembre 1999, au moment où le monde s’apprêtait à basculer dans un nouveau millénaire, Garou vivait, lui aussi, une soirée déterminante ! Ce soir-là, l’artiste québécois partageait la scène avec Céline Dion pour un duo qui allait marquer sa carrière. Une invitation qu’il a bien failli décliner. "C’était le soir du réveillon, la date d’une réunion de famille traditionnelle. J’ai accepté à condition que tout le monde soit invité. J’ai obtenu le feu vert et vécu un moment magique", confie-t-il dans les colonnes de Soir Mag.
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Garou se souvient de sa rencontre avec René Angélil
Quelques semaines plus tôt, Céline Dion avait repéré sa voix dans la comédie musicale Notre-Dame de Paris, où Garou incarnait Quasimodo. Touchée par sa performance, elle lui propose de la rejoindre sur scène le soir du Nouvel An. Ce moment partagé ne sera pas anodin puisqu’il signe le début d’une collaboration qui va propulser le chanteur sur la scène internationale. Dans les coulisses, une autre figure emblématique joue un rôle clé : René Angélil, le mari et manager de Céline Dion.
"C’était impossible de refuser ! Il me demande de lui envoyer quelques maquettes et m’appelle un matin en me disant que Céline chante en boucle l’une de mes chansons, Sous le vent, en ajoutant des harmonies personnelles", se souvient Garou alors que le mari de la chanteuse lui avait proposé de devenir son manager. Ce titre, initialement prévu comme un solo, s’est alors transformé en un duo historique.
Les coulisses de l’enregistrement de Sous le vent révélées
L’enregistrement, intimiste, se déroule dans une atmosphère plutôt singulière. "C’est ainsi que ce solo est devenu un duo, enregistré dans un studio seulement éclairé par des bougies. Céline était sur le point d’accoucher. À un moment, je me suis demandé si l’enfant n’allait pas naître avant la fin de la séance !", se remémore-t-il avec le sourire. Le reste appartient à l’histoire ! Sous le vent devient un tube planétaire et l’artiste raconte à nos confrères : "Ça a été incroyable. Nous sommes restés pendant dix semaines en tête des hit-parades et nous avons reçu trois trophées lors des NRJ Music Awards".
Mais au-delà du succès, Garou garde la tête froide. Il mesure aujourd’hui le caractère exceptionnel de cette période tout en assumant les choix qu’il a faits par la suite. "Je suis conscient d’avoir vécu des moments fous et exceptionnels, mais je peux vous dire aussi qu’il y a beaucoup d’opportunités que j’ai refusées", confie-t-il. Et de conclure : "Avec le recul, c’est encore plus dingue. Je ne pense pas me dire un jour que j’ai manqué quelque chose parce que, comme Edith Piaf, je ne regrette rien !".