Élodie Frégé endettée depuis la Star Academy, elle doit de l’argent à son label : “Non, je n’ai pas gagné au loto”

Publié le 23 janvier 2023 à 8:27
Sombrero & Co / Olympia TV
La gagnante de "Star Academy 3" dévoile l'envers compliqué du décor de l'industrie musicale et explique pourquoi elle est toujours endettée, vingt ans après l'émission.

La chanteuse et auteure Rose recevait Élodie Frégé il y a quelques jours dans son podcast Contre-addictions. Celle qui a remporté la troisième saison de la Star Academy sur TF1 a notamment raconté comment elle en était arrivée à avoir envie de se "foutre en l’air", mais a également évoqué en toute transparence ses problèmes financiers. Rappelez-vous : lors de la fameuse finale en décembre 2003, la jeune femme avait été sacrée en remportant 51% des voix et avait décider de faire don de la moitié à l’autre finaliste, son ami Michal. 

"J’ai partagé mon prix, le contrat avec Universal, ce qui fait que l’avance sur royalties a été divisé en deux, et j’en suis ravie. Je suis ravie d’avoir pu offrir ce cadeau à cet être précieux qu’est Michal Kwiatkowski", a raconté l’artiste. Rose a alors précisé le contexte : "On parle de 500 000 euros d’avance. Michal, il n’a pas fait de disque tout de suite, cet argent était à lui puisqu’il n’avait pas à le rembourser s’il ne faisait pas de disque. C’est toi qui a remboursé surtout, beaucoup. (…) Comment fait-on pour le remboursement ?".

La musicienne, qui affirme avoir "essayé", a révélé qu’elle n’a toujours pas pu à ce jour rembourser l’intégralité de l’avance qu’elle avait perçue malgré les bons scores de ventes de ses deux premiers albums : "On ne le fait pas. (…) Je n’ai pas gagné au loto, j’ai gagné une avance donc c’était déjà imposable à 48%. Et puis en fait, quand tu sais que tu as des comptes à rendre à un si gros label, qui attend de toi que tu sois la nouvelle starlette à la mode et que tout à coup toi, par le fait d’avoir vécu cette expérience à la Star Academy qui est une épreuve magnifique qui te permet d’en apprendre beaucoup à ton sujet, finalement tu n’as plus envie de faire ce qu’ils ont envie d’entendre".

Hugo Mallais

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