Eddy Mitchell nous donne rendez-vous le jeudi 7 novembre prochain pour la sortie de son autobiographie intitulée… Autobiographie ! À 82 ans, la légende française du rock ‘n’ roll revient en détails dans cet ouvrage événement sur son enfance, les hauts et les bas de sa carrière, ou encore son amitié avec Johnny Hallyday.
Eddy Mitchell nostalgique du temps où les religions coexistaient en France
Pour en parler, l’artiste était l’invité de Léa Salamé ce mardi 22 octobre 2024 sur France Inter. La journaliste a notamment évoqué un passage du livre où Eddy Mitchell regrette le "climat d’entraide et de solidarité" qui régnait à Belleville (où il a grandi, ndlr) entre les personnes de toutes les religions. Le chanteur estime que ce climat n’est plus le même, et sait qui sont les responsables de cette dégradation de la solidarité et du vivre-ensemble : "Je crois que c’est parce qu’il y a des partis politiques qui se sont mêlés – et qui ne sont pas extraordinaires, d’ailleurs. Les gens n’ont pas bougé, ils ne changent pas. C’est l’environnement qui change ! (…) On les parque, on les dresse les uns contre les autres. Voila".
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Le chanteur fait barrage au RN
L’interprète de La dernière séance écrit dans son autobiographie à propos du quartier de son enfance : "Ce mélange des peuples m’a inculqué le goût des cultures différentes et surtout le respect de l’autre. Depuis, la xénophobie et le nationalisme sont proscrits de mon univers". C’est pourquoi Eddy Mitchell a procédé à un changement radical dans son activité de citoyen : en effet, il avait l’habitude de ne jamais aller voter. Mais depuis la montée de l’extrême droite dans les résultats des élections françaises, le chanteur-acteur a décidé de s’exprimer dans les urnes : "Oui, oui. Parce que je suis contre le Front National, je suis contre tous ces gens-là, donc je vote". Malgré sa nostalgie, Eddy Mitchell n’est pas un adepte du "c’était mieux avant" : "Non, parce qu’il y avait la guerre d’Algérie – qu’on n’appelait pas la guerre d’Algérie, d’ailleurs. On appelait ça les ‘incidents’. Et il y avait De Gaulle qui nous faisait complètement – et je m’excuse du terme – chier. Ça s’appelle pas autrement. Et qui nous forçait, nous les jeunes, à entrer dans l’armée. Parce que quand on faisait son service militaire, on partait aussi en Algérie ! Et c’était grave, ça".
« Je suis contre le Front national, contre ces gens-là, donc je vote », affirme le chanteur Eddy Mitchell.Il publie un nouvel album et une autobiographie, qui paraît le 7 novembre.#Le710Inter pic.twitter.com/hnQZS12BiW
— France Inter (@franceinter) October 22, 2024