« Des gens s’organisaient pour venir tout casser » : Bilal Hassani se confie sur l’annulation de son concert dans une ancienne église

Publié le 19 juin 2023 à 8:41
Abaca
Dans les colonnes du "Parisien", le chanteur est revenu sur l’annulation d’un concert prévu dans une ancienne église à Metz, en avril dernier.

C’est une information qui avait fait le tour des médias. En avril dernier, alors qu’il avait prévu de donner un concert dans une église désacralisée, Bilal Hassani avait dû renoncer. En cause ? Des menaces émanant de plusieurs associations ou mouvements, souvent classés à l’extrême droite sur l’échiquier politique. Elles s’étaient émues de voir l’artiste donner un spectacle dans une ancienne enceinte religieuse. Dans un entretien accordé à nos confrères du Parisien, l’ancien candidat de l’Eurovision est revenu sur cet incident et a expliqué avoir pris la décision d’annuler la représentation pour la sécurité de son public. "Avec le déploiement de sécurité, j’aurais pu, moi et mon équipe, être protégé, mais je ne pouvais pas garantir ça pour mon public", a-t-il déploré en préambule. "Il y a quatre ans, une fan s’était fait agresser en venant à mon concert car elle avait juste écrit ‘Roi’ sur sa joue, (le nom de la chanson qu’il a interprétée à l’Eurovision en 2019). Et là, les menaces étaient très sérieuses, il y a des gens qui s’organisaient pour venir tout casser. Je me suis dit, à quoi ça sert de mettre mon public dans une position aussi dangereuse sans pouvoir garantir que tout le monde sera protégé", a expliqué Bilal Hassani. 

S’il regrette d’avoir perdu cette bataille, il assure que ses opposants "n’auront pas raison de (s)a liberté artistique". "C’est tellement dommage, c’était une date très spéciale que j’avais hâte de faire dans une ancienne basilique désacralisée, il y a 600 ans. Les personnes croyantes le savent, mais il y a eu énormément d’hypocrisie dans cette affaire. Ils voulaient juste s’attaquer à moi, à ce que je représente", s’est désolé le chanteur. "On a donc attaqué en justice parce que le nombre de haters était astronomique, des dizaines de milliers de personnes, organisées dans des groupes d’extrême droite qui ne se contentaient pas de m’insulter mais étaient en train de planifier une attaque. Mes concerts doivent rester des endroits sûrs", a conclu Bilal Hassani. L.C

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