Après avoir publié l’EP Telegram en soutien à l’Ukraine le 9 décembre dernier, Damien Saez va enregistrer son nouvel album Mélancolie en public lors d’un concert au Zénith de Paris ce jeudi 29 décembre. L’année 2023 sera encore plus prolifique pour l’artiste, qui confie aujourd’hui dans Le Parisien : "Le 1er juillet 2023, on fera un autre double album dans les arènes de Nîmes avec un grand orchestre. Il y aura aussi un nouvel album studio, je pense en mars, disponible en NFT (œuvre d’art numérique). Ensuite, une tournée de Zénith".
Celui qui a créé un site payant pour partager sa musique révèle avoir des soucis financiers : "Je suis endetté… Je ne fais que rembourser depuis quinze ans. Je n’ai pas les moyens de vivre à Paris, mais je n’ai pas baissé pour autant le salaire de l’ingénieur du son et des musiciens avec qui j’ai la chance de travailler". Engagé jusqu’au bout, Damien Saez propose à ses fans d’acheter son dernier CD sans lui reverser l’argent, en choisissant de donner les 15,99€ "en faveur de l’Ukraine ou pour les aider à payer leurs factures, car c’est quand même pas la joie dans le pays (…) J’ai joué tous les instruments, donc ça va financièrement. J’utilise le système des NFT/Blockchain, c’est l’avenir de l’Internet. (…) Et comme pour un tableau, l’acheteur est un de ses possesseurs".
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Fidèle à lui-même, le musicien-poète a poussé plusieurs coups de gueule dans cette interview. "Pour moi, il n’y a plus d’artistes… 99,9 % ne sont là que pour vendre des téléphones ou des streams", a-t-il d’abord lâché avant de s’en prendre aux instances de pouvoir mais aussi aux jeunes générations. Expliquant ne pas être vacciné contre le Covid-19, Damien Saez déclare : "Vaccin ou pas, le pouvoir a séparé les gens. Leur manque d’honnêteté et leur entêtement ont fissuré la société. On a volé leurs 18 ans aux jeunes ! Mais je peux pointer du doigt cette même jeunesse qui bronche plus vite pour George Floyd que pour l’état de nos hôpitaux, qui a la tête tout le temps dans son téléphone. Ce monde est pire qu’avant, c’est l’enfer !".
Hugo Mallais