« Cette chanson était faite pour elle » : Étienne Daho évoque son duo avec Vanessa Paradis dans son nouvel album « Tirer la nuit sur les étoiles »

Publié le 11 mai 2023 à 14:00
Shootpix/ABACA
Ce vendredi 12 mai, Étienne Daho sort son treizième album intitulé Tirer la nuit sur les étoiles. Pour Télé 7 Jours, l'artiste de 67 ans s'est confié sur la création de ce disque, sur lequel figure notamment un duo avec Vanessa Paradis...

D’où vient le titre romanesque de votre album ?

Étienne Daho : D’un documentaire sur la passion qu’ont vécue Ava Gardner et Frank Sinatra. Ils sont partis dans le désert en pleine nuit, bien éméchés, tirer au revolver sur les étoiles !J’ai trouvé cette image fantastique ! On a tous envie de faire un truc comme ça, un peu extrême !

C’est ce qui a donné le fil conducteur ?

C’était l’ouverture. Capitale. Comme dans une rencontre, ce sont les premiers instants qui comptent ! Commencer de manière tonitruante, en duo avec Vanessa Paradis, ça ne pouvait pas être mieux ! Cette chanson était faite pour elle et elle a accepté, sans même l’avoir écoutée.

Avec Boyfriend, premier single, vous offrez une splendide chanson d’amour universel…

Elle parle de l’amour-amitié. Peut-être que les vrais amoureux sont ceux pour lesquels il y a une dimension d’amitié dans l’amour, qui amène la complicité, la bienveillance, le respect. Être l’épaule, celui qui est toujours là, qui rassure, qui apaise… Je me suis donné le beau rôle, là !

Tirer la nuit sur les étoiles, comme d’autres albums avant lui, est parcouru par le désir. Avec, en filigrane, la grande question : le désir s’étiole-t-il avec le temps ?

C’est ma crainte, car c’est un moteur pour moi.Qu’est-ce que ça devient quand on avance en âge ? J’en parlais avec Jeanne Moreau, quand on a fait Le Condamné à mort, de Jean Genet, ce long poème sur le désir intense. J’espère ne pas trahir un secret, mais elle m’a dit qu’elle était folle amoureuse au moment où elle est partie. Je trouve cela très rassurant.

Vous avez, comme souvent, enregistré dans différents endroits : Paris, Londres, Saint-Malo… Faut-il toujours partir pour créer ?

Paris, c’est la ville de mon quotidien, des factures, du ménage, des trucs à gérer… Pour m’immerger dans un album, je préfère partir. On a enregistré les parties symphoniques à Londres, dans les studios d’Abbey Road. C’est un lieu très habité, qui a vu passer les Beatles, Pink Floyd et Syd Barrett, tant adoré. Jean-Louis Piérot, qui coproduit l’album avec moi, a joué les parties de piano sur celui de John Lennon ! La classe !

À travers douze chansons, ce treizième album souligne votre éclectisme musical…

J’écoute et j’aime plein de choses. C’est l’avantage de la pop ! Je peux aller partout, faire du reggae, de l’electro, je ne suis pas coincé.

L’interview d’Étienne Daho réalisée par Emmanuelle Touraine est à lire en intégralité dans le magazine Télé 7 jours. Disponible dans les kiosques dès ce lundi 15 mai.

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