Amir visé par un appel au boycott : le maire de Nice s’insurge !

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:26
Christophe AUBERT / TELE 7 JOURS
Depuis plusieurs jours, le chanteur Amir est victime d’un appel au boycott lancé par plusieurs groupuscules extrémistes, en vue d’annuler son concert à Nice – prévu le 30 novembre prochain. Des faits graves qui ont hautement fait réagir le maire de la ville, Christian Estrosi

Le 30 novembre prochain, Amir doit se produire sur la scène du palais Nikaïa, à Nice, dans le cadre de sa tournée. Un concert que ses fervents fans attendent impatiemment, mais qui est malheureusement accompagné d’une légère controverse. Car comme l’ont rappelé nos confrères de Nice Matin, plusieurs appels au boycott (de ce concert) ont récemment été "lancés par différents groupuscules" – en vue d’annuler cette future représentation en raison de son origine israélienne. "Amir Haddad se produira à Nice le 30 novembre au Palais Nikaïa. […] Nous rappelons que Nice n’est pas une vitrine de la politique israélienne, la population a déjà été exposée au drapeau israélien de manière ostentatoire pendant plus d’un an", peut-on lire dans un de ses fameux groupes, cité par le journal.

Amir visé par un appel au boycott : son label monte au front !

Si plusieurs groupuscules tentent de faire pression auprès de la salle de concert en vue de faire annuler cette représentation, Parlophone (le label musical de l’artiste) n’a pas spécialement apprécié la nouvelle. "Les appels au boycott sont absolument intolérables. De surcroît par des groupuscules extrémistes qui sont sous le coup d’une procédure de dissolution sur le fondement du code de la sécurité intérieure. Cela rappelle des heures sombres de notre histoire, sur des autodafés et des interdictions faites à des artistes de se produire du fait de leur ethnie ou de leur confession", a ainsi expliqué Antoine Gouiffes-Yan, directeur général du label. Avant de rappeler : "Amir n’a pas choisi sa nationalité israélienne. Il prône la paix, la concorde et la bienveillance dans ses chansons. Il n’y a pas eu une seule prise de parole polémique dans toute sa carrière. C’est donc bien sa judéité qui est ciblée. C’est abject et ce harcèlement doit cesser. Amir peut compter sur le soutien de son label Parlophone face à cette vague de haine absurde et affligeante."

Christian Estrosi, le maire de Nice, réagit à l’appel au boycott

Face à cet élan de haine, Christian Estrosi (le maire de la ville de Nice) a tenu à soutenir publiquement le chanteur. Sur son compte Facebook, ce dernier a ainsi expliqué avoir déjà entamé des démarches judiciaires condamnant les faits. "Suite à l’appel au boycott visant les concerts du chanteur Amir, attendu à Nice le 30 novembre, j’ai immédiatement saisi la police nationale et la préfecture pour les alerter. Nous ne céderons à aucune intimidation : Amir est évidemment le bienvenu à Nice", a ainsi prévenu le politique. Avant de conclure, ferme : "Je lui apporte tout mon soutien face aux attaques injustifiables dont il est victime. La direction du Nikaïa a par ailleurs déposé plainte contre les auteurs des mails de harcèlement reçus. Tous les moyens seront déployés pour que son concert se tienne dans les meilleures conditions."

Par
Léandro Carvalho