Déjà 10 ans que le public vous a découvert dans The Voice (TF1). Vous étiez à peine entrée dans l’âge adulte à l’époque. A 28 ans aujourd’hui, on sent qu’il vous reste beaucoup de cet âge fragile…
C’est vrai. C’est quelque chose dont j’ai voulu me dépêtrer, sans succès. Et c’est peut-être pour le meilleur.
Et en même temps, vous scandez "Je me libère" sur votre premier single très disco, Petit animal. C’est le cas ?
Ce qui est drôle, c’est qu’il a fallu que je me réapproprie la liberté. Quand j’étais plus jeune, dès l’âge de 17 ans, j’ai été assez libre, en fait, naturellement. C’est quelque chose que j’ai voulu retrouver, avec les années. J’ai compris, en grandissant qu’être libre était un choix, une décision que pour trouver sa place, il ne fallait pas attendre que les autres te la donnent.
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Cet album semble raconter une seule et même histoire, de manière quasi cinématographique. Quelle est-elle ?
C’est l’histoire d’un apprentissage. J’ai vraiment le sentiment d’avoir grandi. Pas au point d’être une adulte ! Mais j’ai le sentiment d’avoir acquis cette forme de maturité qui permet de traverser le monde, d’aller vers les gens, sans être retenue par ses angoisses. Dans la vie comme dans ma musique, je suis capable de faire tout et son contraire. J’ai chanté du métal, du jazz… M’accepter dans mon entièreté, c’est accepter de pouvoir faire des choses très différentes sur mes albums.
Qu’est-ce que votre retour dans The Voice All Stars l’année dernière vous a apportée ?
L’énergie folle dont j’avais besoin pour arriver là où je suis aujourd’hui. Ça m’a donné des ailes, j’ai fini toutes mes chansons de l’album. Jamais je n’aurais pensé pouvoir travailler aussi rapidement.
Vous chantez "Je n’ai pas de plan B". C’est la musique ou rien ?
Exactement. Je n’arrive même pas à m’imaginer faire autre chose. J’ai chanté avant même de parler. J’ai toujours écrit des chansons, même si elles étaient moins intéressantes qu’aujourd’hui. Cela-dit, je fais d’excellents sandwichs mais ça me réjouit moins que de faire des chansons !
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Sur le dernier titre de l’album, vous vous adressez à Ophélie. Qui est-elle ?
C’est moi, c’est mon vrai prénom. Je l’ai écrite un soir où je n’arrivais pas dormir. J’avais besoin de m’avouer toutes ces choses pour réussir à trouver le sommeil.
Interview réalisée par Amandine Scherer