Que retenez-vous de votre aventure Star Academy ?
Je n’en retiens que du positif. Cette expérience a été une vraie révélation pour moi. J’ai rencontré des personnes que j’aime profondément, et j’y ai énormément appris.
Julien Lieb se confie sur la sortie de son premier album : "J’avais tellement hâte de le faire découvrir"
Êtes-vous resté en contact avec les membres de votre promotion ?
Bien sûr ! Évidemment, avec certains plus qu’avec d’autres, la vie et les agendas font que… Mais je garde un lien particulier avec Victorien, Candice, Pierre et Héléna notamment.
Vous arrive-t-il d’être lassé qu’on vous ramène encore à l’émission de TF1 ?
Non, pas du tout. Star Academy a été le point de départ de mon parcours artistique, donc j’en suis reconnaissant. Cela dit, j’ai envie de construire une carrière solo, qu’on me connaisse comme Julien Lieb, et pas seulement "Julien de la Star Ac". Mais l’émission a été un vrai tremplin, et je la respecte profondément pour cela.
Vous ait-il arrivé de rencontrer des fans parfois un peu trop envahissants ?
Comme dans la vie, on rencontre des personnes saines, équilibrées… et d’autres un peu trop fanatiques. Ce qui me fait parfois peur, c’est de sentir que certaines personnes ne me perçoivent plus comme un être humain. Elles perdent toute lucidité, au point de passer à côté de leur propre vie en se focalisant sur la nôtre. Pendant la tournée, avec Pierre, il nous est même arrivé que des mères de famille nous touchent les fesses… C’était assez étrange…
Vous sortez votre premier album, intitulé Naufragé. Pourquoi ce choix de nom ?
Parce que le mot naufragé raconte une histoire : ce n’est pas le naufrage, qui aurait une connotation négative. Le naufragé, c’est celui qui a traversé la tempête, qui en est ressorti plus fort. Ce mot a, pour moi, une vraie dimension d’espoir et de lumière.
Qu’avez-vous ressenti à l’approche de la sortie de l’album ?
Un mélange intense de stress, et d’excitation. J’avais tellement hâte de le faire découvrir, et La Cigale approchait… C’était un moment fort.
Comment avez-vous conceptualisé ce premier opus musical ?
J’avais une vision claire dès le départ. Je savais ce que je voulais raconter, comment le raconter, et dans quel ordre. On s’est lancés à fond : trois morceaux par jour pendant deux semaines. Ça a été une période de créativité pure. L’album s’est construit petit à petit par la suite…
Quel message souhaitez-vous transmettre avec Naufragé ?
Il y a plusieurs messages, mais ils convergent tous vers la même chose : l’espoir, la résilience, et l’amour. Je souhaite profondément diffuser du bien autour de moi. C’est le cœur de mon projet.
Vous sortez un duo avec Soprano intitulé Ça va quand même. Comment cette collaboration est-elle née ?
C’est une histoire que j’aime beaucoup. Mon ingénieur son, Philippe Amir, a aussi travaillé longtemps avec Soprano à ses débuts. On bossait sur un titre et Philippe m’a dit : "Ce serait incroyable d’avoir Soprano dessus". J’étais un peu réticent à l’idée de forcer quoi que ce soit, mais le destin a bien fait les choses. Lors de la tournée de la Star Academy 2024, Soprano était là pour un son avec Ulysse et Maïa. Pendant la coupure pub, il m’a regardé et m’a demandé comment j’allais. Je lui ai parlé de Philippe, de notre morceau… Il m’a demandé de lui envoyer. Il s’est énormément investi. Pour moi, c’est la preuve que les gentils peuvent gagner. On partage les mêmes valeurs. Et voir qu’il est encore là 25 ans après, toujours aussi humain et avec autant de succès, c’est inspirant.
Le Jeu est disque d’or. Comment avez-vous appris la nouvelle ?
Avec mon manager, on a littéralement hurlé de joie. J’ai pleuré aussi. Tous les souvenirs, les obstacles, les gens qui m’ont dit que je n’y arriverais pas, me sont revenus en tête… Ce disque d’or, c’est plus qu’un symbole. Selon moi, c’est une validation, un signal fort pour la suite.
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Une chanson de l’album vous a-t-elle particulièrement bouleversé ?
Deux, en particulier : L’horloge brûle, qui parle de mon père décédé, Cœur à terre, inspirée par le père de mon meilleur ami. Les écrire était déjà difficile… mais les enregistrer, c’était encore plus dur. J’ai voulu les honorer, raconter ces deux hommes avec le plus de justesse possible.
Quelles sont vos influences musicales pour Naufragé ?
Michael Jackson, d’abord. C’est le boss ultime. J’ai été inspiré par sa capacité à être éclectique tout en restant cohérent. Stromae m’a aussi beaucoup influencé. Mais j’ai surtout voulu créer ma propre patte.
Comment définiriez-vous celle-ci ?
Je fais de la pop, mais j’aime la mêler à d’autres genres que j’apprécie : un peu d’urbain, d’électro, de soul dans les textes, de variété aussi… C’est un mélange qui me ressemble.
Quelle chanson de l’album vous représente le plus ?
"Naufragé". Elle incarne pleinement mon parcours. C’est la quintessence de tout ce que j’ai traversé, de cette certitude que, malgré tout, "ça va bien se passer".
Quelle est votre relation avec l’industrie musicale ?
Bonne. Je me suis entouré de personnes saines, donc je vis bien les choses. J’avais peur des requins, mais en réalité, si tu sais qui tu es, ce que tu veux, et que tu es bien entouré, alors tu arrives à rester aligné.
Que vous dirait votre père s’il vous voyait aujourd’hui ?
J’espère qu’il serait fier et qu’il me dirait que j’ai pris la bonne voie. Il m’a toujours poussé à chanter, il croyait en moi.
Pensez-vous déjà à un deuxième album ?
Oui, bien sûr. Je sais déjà dans quelle direction musicale je veux aller. Mais pour l’instant, je suis encore pleinement engagé avec Naufragé. Il a encore beaucoup de choses à vivre.
Que peut-on vous souhaiter de meilleur pour la suite ?
Des salles pleines, encore plus de dates, de beaux succès pour les prochains titres, et surtout… que de nouvelles personnes montent à bord du bateau.