Mareva Galanter : « Robbie Williams m’a fait une surprise extraordinaire ! »

Publié le 26 mai 2023 à 7:30
Nasser Berzane/ABACAPRESS.COM
Dans son nouvel album, l’ex-Miss France raconte son histoire, entre son île et la capitale. Et convie même, le temps d’une chanson, la popstar anglaise Robbie Williams.

C’était une évidence pour vous de faire cet album aujourd’hui ?

Mareva Galanter : Oui, c’est d’ailleurs le projet le plus personnel que j’ai fait jusqu’ici. La pop française y rencontre les instruments traditionnels et les cœurs polynésiens. L’idée, c’était de créer un son nouveau, quelque chose qui n’existe pas. C’est un mélange détonnant et improbable : c’est moi !

Il parait que Helena Noguerra a été votre "marraine la bonne fée" dans la création de ce nouvel album…

C’est vrai. C’est elle qui a écrit les paroles des chansons. C’est un album autobiographique, l’histoire d’une jeune femme qui part de Tahiti et qui arrive à Paris. Pendant la tournée que nous avons faite ensemble, pour le projet Les Parisiennes, elle me faisait lui raconter ma vie sur mon île, mon enfance…A partir de cette matière, elle a écrit des textes fidèles à cette vie que j’avais là-bas, à ma famille.

A votre arrivée à Paris, vous avez rencontré un Anglais, qui est "incarné" dans votre album par Robbie Williams. Comment l’avez-vous convaincu de vous rejoindre sur ce projet, le temps d’un titre, Une Tahitienne à Paris ?

Très simplement. Je lui ai envoyé un message comme une bouteille à la mer, en lui disant en français "Qui ne tente rien n’a rien" et en lui proposant de partager la chanson avec moi. Moins de 24h après, il me répondait, en me disant qu’il adorait la chanson et qu’il était partant. C’est une surprise assez extraordinaire !

Comment s’est passé l’enregistrement ?

C’est quelqu’un de "facile", à l’anglo-saxonne. Avec lui, il n’y a pas de jugement, pas de barrière. Il nous a donné du temps en studio mais aussi pour faire des photos. Il m’a fait un très beau cadeau.

Votre fille, Manava, est sensible à vos origines communes ?

Elle est très impliquée, elle porte déjà un prénom polynésien, Manava. C’est comme si tout cela faisait partie d’elle. C’est une évidence pour elle d’aller à Tahiti pendant les grandes vacances. La première fois, elle avait 6 mois. Ses oncles, tous mes frères, lui apprennent à faire du surf. Je sais qu’elle est née à Paris, qu’elle grandira ici, mais j’aime pouvoir lui transmettre un peu de mon enfance, de cette facilité et naïveté qu’implique de grandir sur une île, loin de tout.

Interview Amandine Scherer

*Paris-Tahiti (Kwaidan Records). Album disponible.

* En concert à l’Alhambra (Paris) le jeudi 23 novembre

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