Jérémy Frérot : « J’avais envie de dire aux gens dans quel état j’étais »

Publié le 4 septembre 2024 à 12:16
ABACA
Révélé par The Voice, l’ancien membre du duo Fréro Delavega sortira son troisième album le 13 septembre, Gamin des sables, déjà porté par son titre confession, Adieu. 

Comment s’est passé votre premier été en papa solo ?

Jérémy Frérot. C’était d’une douceur extrême, avec mes enfants qui ont adorer la plage et l’océan à Arcachon. J’ai fait également un passage par Paris pour les J.O, avec de grands moments d’émotion. C’était un été de détente puisque l’album était enregistré et que je voyais mon premier titre Adieu, porté par les gens.

Justement, cette chanson a permis de faire une émouvante mise au point sur votre vie privée (le chanteur est séparé de la mère de ses enfants, la nageuse Laure Manaudou, ndlr) Pourquoi ce choix ? Cela semble presque de l’ordre de l’instinctif et du thérapeutique…

J’avais envie de dire aux gens dans quel état j’étais et comment l’album allait se dessiner. C’est un morceau lumineux et positif, pas du tout triste comme certains pourraient le croire. C’est la chanson d’un papa de deux enfants et dont la famille a changé de rythme. Juste après son enregistrement, le reste de l’album est venu naturellement.

"Je ne voulais pas me faire l’étendard des pères de famille" : les confidences de Jérémy Frérot

Ce titre rappelle Tu m’auras tellement plu de Ben Mazué. Est-ce plus facile de chanter les sentiments que de les dire ?

Oui, je pense. Mais je ne voulais pas me faire l’étendard des pères de famille. Simplement dire que beaucoup de familles vivent ces moments-làet qu’on peut réussir à faire les choses bien, même si le plan ne se déroule pas comme prévu. 

On sent que vous êtes de plus en plus à l’aise pour parler de vous et de votre musique avec les années…

Je pense qu’une part de légitimité s’est installée. Je suis un peu plus sûr de moi, je suis fier de ce que j’ai pu faire. Quand je me suis lancé en solo après l’aventure Fréro Delavega, je voulais absolumentm’éloigner de l’univers folk. Aujourd’hui, je reviens à l’essentiel, à la guitare et à ce que je suis, avec une certaine envie d’aller à l’essentiel. 

"Mes enfants m’ont aidé à avancer"

Vous avez passé deux années loin des scènes et des studios. De quoi vous êtes-vous nourri pendant cette pause ? 

De la petite vie du Bassin d’Arcachon, du fait d’être avec mes enfants, là où j’ai moi-même grandi. D’ailleurs, ces moments ont fait naitre en moi beaucoup de nostalgie dont je me suis inspirée pour ce troisième album. J’ai passé beaucoup de temps avec mes amis, ma famille, à faire à manger. J’aime recevoir. Quand on cuisine et qu’on déguste, on crée du partage. 

Le Gamin des sables qui donne son nom à l’album, c’est à la fois vous et vos enfants finalement…Transmettre, c’est primordial ?

Tout à fait, même si pendant ces deux dernières années, je n’arrivais plus trop à savoir dans quel sens était la transmission ! (Rires). Ils m’ont aidé à avancer. J’apprend beaucoup d’eux. Ils savent très bien faire dans la vie, ils seront une version amélirorée de leur mère et moi. 

Par
Amandine Scherer