David Hallyday : son nouvel album, son père, Capitaine Marleau… Il se confie

Publié le 21 juin 2024 à 10:03
DR
C’est un projet colossal dans lequel le fils s’est lancé pour rendre hommage au père : un album reprenant certains de ses titres et ceux de Johnny, qui sortira le 21 juin, et qu’il portera avec émotion sur scène.

Avez-vous la sensation, à 57 ans, que c’était le bon moment pour vous lancer dans ce double projet d’album et de concert ?

Le bon moment, c’est le moment où on a envie de faire les choses. Pour moi, ce projet est très important car il touche en partie au catalogue de mon père, un catalogue de plus de 50 ans. Je me suis souvent posé la question de faire un album de « reprises » mais je n’aime pas trop ce mot car il est souvent associé à la notion de « dénaturer ». Mais j’avais envie d’en faire quelque chose. Alors, j’ai d’abord commencé par réenregistrer mes propres titres des années 80 ; je trouvais qu’ils avaient un peu mal vieilli au niveau de la production. Puis, je me suis dit que ça serait intéressant de m’attaquer à un titre comme Sang pour sang et d’autres morceaux que j’ai pu composer pour mon père, voir où cela m’emmènerait, continuer l’histoire qu’on avait commencé à raconter tous les deux. Et pourquoi ne pas refaire des chansons de lui qui m’ont ému ou que j’entendais quand j’étais petit ? C’est ainsi que ce projet de mêler nos deux univers est né. Quant au titre de l’album et du premier morceau que j’ai sorti, Requiem pour un fou, je trouve qu’il correspond bien à notre époque.

C’était aussi un gros challenge musical pour vous ?

Oui, il fallait que je trouve comment m’approprier ses titres. Et je ne suis pas fou, je n’avais pas envie de m’aventurer dans des choses qui ne me vont pas vocalement. Je savais qu’elles chansons m’iraient. Et quand j’amène une variété musicale différente à un titre et que j’en fais mon titre, la voix se place naturellement au sein de ce nouvel environnement. Je voulais que le résultat soit vrai, je voulais que ce soit moi.

C’est une manière de faire vivre l’héritage de votre père ?

Oui et c’est une belle histoire à raconter et une jolie trace à laisser pour mes enfants. J’ai été élevé dans la transmission et la valeur de la transmission. C’est important de laisser des empreintes pour les futures générations. L’histoire continue et j’espère qu’il y en aura d’autres qui la feront perdurer. Peut-être des petits enfants qui vont chanter et performer ? Je le souhaite, j’allume des bougies tous les jours ! (Rires). Ce projet, je le fais aussi et surtout pour ma famille.

Votre fils Cameron apparait dans le clip de Sang pour Sang. C’est rare de l’apercevoir…

On a trois générations de Smet dans un même clip. Dans le clip de 99, je venais challenger mon père dans son monde. Maintenant c’est mon fils qui vient me challenger, c’est la suite normale des choses. J’ai commencé à lui donner des cours de batterie quand il était petit, puis il a appris le piano avant de s’orienter plus tard vers la technologie et le business. Il dessine très bien aussi, c’est de famille.

Requiem pour un fou : ça correspond aussi à ce qu’on va voir sur scène ?

Je pense que personnellement, je n’ai jamais fait un show aussi énorme que celui-là. Ça va être quelque chose d’assez dingue avec beaucoup de technologie. Je voulais aussi que ce soit très théâtral, qu’il y ait énormément d’émotion. Je veux que les gens ressortent de ce show avec quelque chose de plus que « j’ai passé un bon moment ».

On imagine que ce seront des moments très émouvants pour vous et les fans de votre papa…

Oui. Je pense qu’émotionnellement, les choses vont être très compliquées pour moi au début. J’imagine que je vais m’y faire, mais ça va être très fort. Je sais que je vais être pris à la gorge à certains moments.  C’est ce que je recherche en même temps. Je ne me suis pas engagé dans cette mission, qui est aussi belle que compliquée, pour en avoir peur. Je veux que les gens partagent avec moi cette fierté que je ressens. J’ai hâte de commencer les répétitions…

On vous verra prochainement dans un épisode de Capitaine Marleau. Comment s’est passé le tournage et la rencontre avec Corinne Masiero ?

C’était un truc de fou !  Pour être franc, j’avais un peu peur avant de commencer, moi qui n’ai pas beaucoup tourné dans ma vie… On m’avait dit : « Tu vas voir, c’est difficile de travailler avec Josée Dayan, elle ne fait qu’une prise et si tu as de la chance, tu en auras deux ! Et puis, Corinne Masiero, tu vas voir, elle est comme çi, comme ça… » Donc, je redoutais un petit peu même si je savais que c’était une excellente comédienne ! Je suis arrivé en Bretagne dans mes petits souliers, j’avais le trac. Et dès le premier jour, ils ont toutes et tous réussi à me mettre à l’aise. Je me suis très bien entendu avec Corinne. J’ai été bluffé par son professionnalisme, tout a l’air simple quand tu la regardes. Et c’est plus facile de jouer avec de très bons acteurs qu’avec des mauvais ! Donc, j’ai eu beaucoup de chance. Et puis, j’avoue, j’ai adoré travailler avec Josée Dayan. Je l’ai trouvée formidable. Je suis rendu compte que j’aimais travailler avec des gens qui savent ce qu’ils veulent. C’était une expérience formidable pour moi et j’espère qu’il y en aura d’autres.

Comment a réagi votre ma maman, Sylvie Vartan, en découvrant votre album ?

Elle ne l’a pas encore écouté. Elle est pour l’instant aux États-Unis, j’attends son retour pour lui faire découvrir « en vrai ».  La dernière fois que je l’ai vue, j’ai plus lui partager ma version de Requiem pour un fou : elle avait les larmes aux yeux, c’était touchant de la voir réagir comme ça. Ils ont vécu tellement de choses ensemble, ils ont fait partie d’une génération complètement folle, ils ont grandi ensemble, ils ont réussi ensemble, ils ont tout fait ensemble.

Votre fille Ilona est devenue maman il y a deux ans. Partagez-vous la musique avec votre petit fils ?

Oui, je commence à lui faire écouter des choses, doucement. Mais c’est sûr qu’il va y passer ! (Rires).

Requiem pour un fou l’album. Disponible le 21 juin.  En tournée à partir du 2 novembre dans toute la France et les 12 et 13 novembre au Dôme de Paris.

Par
Amandine Scherer