C’est un cambriolage glamour à 150 millions de dollars chez Cartier, orchestré par Debbie Ocean (Sandra Bullock), la soeur de Danny (George Clooney), qui vous réunit toutes. Poursuivre cette saga était un sacré défi…
Sandra Bullock : Le concept m’a été proposé il y a au moins trois ans. Sincèrement, je ne pensais pas que cela aboutirait, même si c’était une idée plutôt amusante.
Cate Blanchett : Ça paraissait quasi impossible. Lorsqu’un scénario comme celui-ci vous tombe dans les mains, il est certain qu’on a déjà une idée de ce que ça peut donner, vu l’héritage culturel qu’il représente. C’était aussi un risque à prendre.
Sandra, pour préparer le rôle de Debbie, avez-vous parlé à George Clooney ?
Sandra : Oui, on en a beaucoup discuté au téléphone. George et moi avons presque grandi ensemble !
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En coulisses, comment se passe un tournage avec tant d’actrices ?
Sandra : Nous avons beaucoup travaillé. J’aurais aimé que l’on puisse toutes sortir, le soir, dans un bar, mais nous tombions de fatigue à minuit ! Dès le début, il y a eu énormément de bienveillance entre nous. Pour les actrices, il y a, en gros, cinq rôles chaque année à décrocher à Hollywood. On se retrouve donc vite isolées sur notre petite île ! Mais là, toutes réunies, notre île était grande comme Hawaii !
Le film se déroule durant le gala du Met, le Metropolitan Museum of Art de New York, la soirée chic par excellence. Avez-vous eu votre mot à dire sur vos tenues ?
Sandra : Nous avions toutes une idée précise de ce que nous souhaitions porter. Nous avons travaillé avec les couturiers. Ma robe a été conçue par la créatrice de mode italienne Alberta Ferretti, mais je savais ce que je voulais. Comme des manches d’une certaine longueur, car j’y dissimule les bijoux dans le film. Je voulais aussi qu’elle soit noire pour me fondre dans la foule…
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Un film porté par huit femmes, en plein mouvement #MeToo, estce symbolique pour vous ?
Cate : Ce que l’on vit, aujourd’hui, est un problème humain qui affecte également les hommes. C’est un changement aussi pour eux. Il faut faire avancer le débat pour éviter de tourner en rond. Nous ne voulons pas nous retrouver au même point dans vingt ans, à évoquer le même problème !
Sandra : Dans le film, on voit les femmes prendre soin les unes des autres, ne pas avoir peur de se mettre dans l’ombre pour laisser les autres briller. On ne se préoccupe pas tant de ce braquage, mais plus de la manière dont on se fait confiance, dont on se traite, avec respect. Ce lien entre les femmes existe.
Cate : Nous avons eu la chance d’être dirigées par Gary Ross (Hunger Games), un cinéaste qui adore les femmes et voulait faire un film sur elles. Malgré tout, nous souhaitons toutes voir davantage de réalisatrices aux commandes. Je reviens de Cannes où, sur vingt et un films sélectionnés, seulement trois ont été réalisés par des femmes.
Ocean’s 8, mardi 19 mars à 21h05 sur TFX
Interview réalisée en 2018 par Franck Ragaine