« Bac Nord » récupéré par Zemmour et Le Pen : le réalisateur du film pousse un coup de gueule !

Publié le 15 octobre 2021 à 13:01
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Sorti le 18 août dernier, Bac Nord fait un carton au box office, et... sur les plateaux télé. Le film est régulièrement cité par l'extrême droite, pour alimenter le débat sur la sécurité. Voici ce qu'en pense le réalisateur, Cédric Jimenez.

Sorti il y a deux mois au cinéma, Bac Nord a déjà dépassé les 2 millions d’entrées en France, il a encore engrangé 90 000 euros cette semaine, et il est promis à un avenir international avec son arrivée sur Netflix, depuis le 17 septembre dernier. Et si le polar est un succès auprès du grand public, il est aussi devenu un atout majeur de campagne pour l’extrême droite, sur le thème de la sécurité, à quelques mois de la présidentielle…

En effet, le 1er septembre dernier, alors qu’Emmanuel Macron était en déplacement à Marseille, Marine Le Pen l’avait cité en exemple sur Twitter : "Bac Nord : alors que le Président va faire un show médiatique à Marseille, la réalité c’est ce film ! Allez le voir ! Prenez conscience de cette terrible réalité et de l’urgence à reprendre la main".

De son côté, le 2 septembre, Eric Zemmour avait raconté dans Face à l’info : "J’ai vu le film Bac Nord qui est impressionnant. D’abord les acteurs font une performance extraordinaire et c’est d’un réalisme redoutable. Je comprends pourquoi la presse de gauche lui a taillé des croupières, c’est dur pour elle d’avaler ce genre de film. Mais on voit bien que la police a ordre de ne pas réprimer le trafic de drogue".

Taxé de "fasciste" par Libération, à sa sortie, le réalisateur du polar, Cédric Jimenez a expliqué ce 15 octobre dans les colonnes du Parisien, qu’on "ne fait pas plus à gauche" que lui. Lui qui "ne vote pas à droite" a dénoncé une "récupération politique déplorable" de Zemmour et Le Pen qu’il "subit"

Comme pour ses précédents films, HHhH et La French, Cédric Jimenez assure qu’il a voulu montrer "des individus qui se retrouvent broyés par la machine". Avec cette promotion sauvage, le propos de son film se retrouve "déformé", par "des raccourcis lamentables", déplore-t-il. Il concède néanmoins : "Les critiques, je les accepte (…) les journalistes ont le droit de voir des choses que je n’ai pas voulu véhiculer".

F.A

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