Est-il difficile d’incarner la jeunesse d’un personnage que le public connaît par cœur grâce à Harry Potter ?
Jude Law : C’est une grande responsabilité, en tout cas. C’est vous dire si j’ai la pression ! (Rires) Deux grands acteurs, Richard Harris et Michael Gambon, m’ont précédé dans le rôle de Dumbledore. C’est intéressant de montrer le voyage intérieur d’un personnage. J’ai toujours aimé cette saga des Animaux fantastiques. Elle est pleine d’humanité.
Il paraît qu’il ne faut pas demander d’aide à J.K. Rowling, l’auteure, sous peine de se retrouver avec un pavé à lire…
Je le confirme ! Lorsque je lui ai demandé de me donner quelques informations supplémentaires sur Dumbledore, elle m’a carrément envoyé une nouvelle. Elle l’avait écrite juste pour me donner quelques détails… sur six pages, donc !
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Le fait qu’elle ait révélé que Dumbledore était gay a-t-il influencé votre manière d’aborder le personnage ?
C’est un détail qui va faire sens, vous allez voir. C’est difficile d’en parler sans donner trop d’informations. Il reste encore trois chapitres…
Est-il vrai que vous auriez rêvé de tourner à Paris ?
Oui ! Mais la production a préféré recréer Paris à Londres. Nous avons tourné en plein été : il y avait des petites terrasses, des cafés… On s’y croyait ! À tel point qu’entre les prises, nous avions trop envie de nous y prélasser. Quant à moi, j’ai pu m’exercer à dire, en français : « Je peux avoir un pain au chocolat, s’il vous plaît ? »
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Au-delà du fantastique, le film aborde de nombreux sujets assez actuels : la montée du populisme, l’extinction de certaines espèces animales…
La crainte de l’autre, la manipulation des foules… J.K. a écrit le premier tome des Animaux fantastiques avant que Trump ne soit élu. Elle a clairement mis le doigt sur le pouls de notre monde, elle est à l’écoute.
Le film parle aussi de transmission. Que vous apportent, selon vous, vos enfants ?
Les enfants remettent sans cesse en question l’ordre établi. Une chose impensable en mon temps, où l’on disait amen à tout. Ils m’ont appris à m’interroger. Mon fils ado m’interpelle souvent sur le pourquoi du comment. Je lui mens, parfois, sur des sujets sensibles, mais il est content que je réponde ! (Rires)
Les Animaux fantastiques : les crimes de Grindelwald, mardi 17 février à 21h10 sur TF1