Au milieu du XVIIIe siècle, dans les Balkans, récemment passés sous le joug des Habsbourg, d’inquiétantes rumeurs sont colportées : des villageois ont déterré une trentaine de cadavres qui, plus d’un an après leur mise en terre, ne portent nulle trace de décomposition. Échappant aux lois divines, ces morts revenus hanter les vivants subissent alors les traitements autrefois réservés aux sorcières : le pal, la décapitation ou le bûcher. Informée de ces pratiques de "magie posthume", contraires à l’esprit des Lumières autant qu’à la foi catholique, l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche charge, en 1755, son médecin personnel et conseiller, le Hollandais Gerard van Swieten, d’enquêter sur place sur les origines de ces superstitions…
Il aurait inspiré à Bram Stoker, l’auteur de Dracula, le personnage de Van Helsing, chasseur de vampires. En 1755, Gerard van Swieten, médecin de MarieThérèse d’Autriche, se rend dans les Balkans, afin d’enquêter sur ces cadavres qui ne portent aucun signe de décomposition. Il met en évidence les processus de fermentation dans le corps humain, responsables de bruits étranges, et prouve que les chairs se décomposent plus lentement dans certaines conditions…
Le Chasseur de vampires de l’impératrice : samedi 5 mars à 22h20 sur Arte
Hacène Chouchaoui