Deux décennies après avoir marqué le cinéma mondial avec "La Passion du Christ", Mel Gibson s’apprête à revenir sur les écrans avec "La Résurrection du Christ", une ambitieuse production scindée en deux volets.
Un calendrier de sortie hautement symbolique pour Mel Gibson
Le studio Lionsgate a officialisé mardi les dates de sortie de cette suite très attendue. Le premier opus prendra l’affiche le vendredi 26 mars 2027, coïncidant avec le Vendredi saint, date emblématique de la crucifixion dans la tradition chrétienne. Le second chapitre suivra exactement quarante jours plus tard, le 6 mai 2027, jour de l’Ascension.
Le réalisateur de 69 ans, récemment nommé ambassadeur de Donald Trump à Hollywood, dévoile ainsi ses ambitions. Le tournage de cette production colossale débutera le mois prochain dans les mythiques studios Cinecittà à Rome, haut lieu du cinéma européen, avec des séquences complémentaires prévues dans le sud de l’Italie.
Selon les révélations du site spécialisé Deadline Hollywood, Jim Caviezel devrait reprendre le rôle-titre de Jésus, tandis que Monica Bellucci retrouverait les traits de Marie-Madeleine.
Une approche narrative révolutionnaire et mystérieuse
Lors d’une entrevue accordée au podcast de Joe Rogan en janvier dernier, Mel Gibson, ex star de l’Arme fatale, a livré une description pour le moins intrigante de son nouveau projet. Le cinéaste a qualifié "La Résurrection du Christ" de “trip sous acide”, précisant qu’il n’avait “jamais lu quelque chose comme ça” en évoquant le scénario qu’il a coécrit avec Randall Wallace, déjà complice sur "Braveheart".
Mel Gibson, réalisateur controversé
Le film original "La Passion du Christ" reste gravé dans l’histoire du cinéma pour des raisons multiples. Retraçant les douze dernières heures de la vie de Jésus de Nazareth, l’œuvre avait suscité d’intenses polémiques, certains spectateurs l’accusant d’antisémitisme. Malgré ces controverses, le film avait connu un triomphe commercial retentissant, engrangeant près de 700 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget de production de seulement 30 millions de dollars.
À lire également
Ce succès phénoménal s’explique notamment par l’authenticité recherchée par Gibson, qui avait fait le choix audacieux de faire dialoguer ses acteurs en araméen, langue utilisée en Judée au premier siècle. La violence graphique du calvaire du Christ avait également marqué les esprits.