André, octogénaire épicurien resté hémiplégique à la suite d’un AVC, demande à sa fille préférée ce qui en France est interdit : l’aider à mourir…
La vie peut basculer sur un coup de fil. Tout s’est bien passé s’ouvre sur Sophie Marceau, assise à son bureau, concentrée. Son portable sonne. Elle décroche : "Quoi ? Quand?" Tout s’accélère : les urgences, le choc de découvrir son père très amoindri par un AVC, et la demande qu’il lui fait de l’aider à mourir, ce que la loi française condamne…
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En adaptant le livre témoignage d’Emmanuèle Bernheim, l’auteur de Huit Femmes réalise son rêve : travailler avec l’actrice de La Boum. L’actrice avait, par le passé, refusé toutes ses propositions. "Nous avons failli travailler ensemble à plusieurs reprises, mais ce n’était jamais le bon moment, jusqu’à celui-ci", avait-elle confié à nos confrères de Version Femina. Cette fois a été la bonne : "J’ai eu l’intuition que cette histoire pouvait la toucher. Et le sujet étant difficile, il me fallait une actrice pour laquelle on éprouve une empathie immédiate." Sans affèterie ni pathos, le film ressemble tout simplement à la vie et trace, en creux, un portrait de Sophie Marceau sans chichi, magnifique de naturel face à un André Dussollier au sommet de son art dans le rôle d’André Bernheim.
Tout s’est bien passé : dimanche 6 octobre à 21h10 sur France 2
Isabelle Magnier