UNE VIRÉE QUI DÉCOIFFE
Deux femmes qui taillent la route et qui revendiquent leur liberté, revolver à la ceinture : à l’heure #MeToo, ce genre de postulat ne surprend pas. Lors de sa sortie, pourtant, en 1991, Thelma et Louise a défrayé la chronique : les progressistes ont applaudi face aux réacs ulcérés par cette «ode à la violence». Ridley Scott, cinéaste précurseur, venait d’inventer le road movie féminin.
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UN CASTING DE CHOIX
Le studio espérait Meryl Streep et Goldie Hawn, mais les actrices avaient dû rejoindre un autre projet. Le réalisateur a ainsi pu imposer Susan Sarandon et Geena Davis. «Mes tout premiers choix», a-t-il toujours clamé. L’autre star du film, c’est… la Ford Thunderbird 1966 décapotable. Susan Sarandon, alors enceinte, la conduisait six heures par jour. «À la fin du tournage, avoua-t-elle, j’étais une pro du volant !»
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LA RÉVÉLATION
George Clooney, Robert Downey Jr… Pour le rôle de l’auto-stoppeur hyper sexy, de nombreux noms circulaient. «Prends le blond», a alors soufflé Geena Davis à Ridley Scott, lors du casting. Bien que circonspect, il l’a écoutée. Après tout, c’est elle (Geena, l’interprète de Thelma) qui s’amusera avec lui sous les draps. Le blond en question, alors inconnu, s’appelle Brad Pitt.
Laurent Djian
Thelma et Louise : dimanche 9 mars à 21h00 sur Arte