Un brûlot glaçant
À travers ses romans, vendus à des millions d’exemplaires, John Le Carré n’a cessé de mettre en scène et de dénoncer la violence de notre monde. Les questions qui fâchent, les non-dits de l’Histoire, constituaient le matériau fécond de ses fictions. Dans La Constance du jardinier, paru en 2001, l’exespion du MI6 pointait avec colère le cynisme absolu de multinationales du médicament en Afrique. « J’ai choisi l’industrie pharmaceutique comme une métaphore de l’exploitation des pays en développement », disait-il.
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Un cinéaste virtuose
C’est Fernando Meirelles, le réalisateur brésilien de La Cité de Dieu (une énorme claque cinématographique), qui porte sa caméra dans la plaie. Des favelas de Rio aux townships kenyans, sa patte est toujours aussi percutante et stylée. Pour le plus grand bonheur du romancier : « C’est la première fois qu’un réalisateur a fait d’un de mes livres un grand film. »
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Un couple idéal
Dans la peau du diplomate falot en quête de vérité après la mort de son épouse, activiste des droits de l’homme, Ralph Fiennes est éblouissant de justesse et nous fend le coeur. Quant à Rachel Weisz, dans le rôle de la chère disparue, c’est à l’époque son plus beau rôle, avec un Oscar à la clé.
The Constant Gardener, dimanche 14 septembre à 21h00 sur Arte