Sexe, mensonges et vidéo (France 4) – 3 bonnes raisons de revoir le premier de film de Steven Soderbergh

Publié le 20 mai 2024 à 13:44
MGM
Pour son premier film, Steven Soderbergh (Contagion) dissèque les mœurs et les angoisses de la jeune génération intello libérale américaine et gagne ses galons de réalisateur star...

Un coup de maître 

En 1989, Steven Soderbergh, réalisateur inconnu de 26 ans, remporte la Palme d’or à Cannes avec ce marivaudage moderne, cérébral et sulfureux. La critique l’encense, d’aucuns évoquent un nouvel Orson Welles ! Tournée avec un budget riquiqui de 1,2 million de dollars, cette pépite en rapportera 38 et collectionnera les prix.

Du vécu à l’écran 

Soderbergh s’est inspiré de souvenirs intimes pour explorer les relations complexes, entre mensonges, fantasmes et tensions sexuelles, d’un quatuor de trentenaires américains sentimentalement paumés : le mari volage, l’épouse libérée-délivrée, la maîtresse toxique et le pote voyeur. « Pendant deux ans, j’ai été tour à tour chacun des quatre personnages », avoue le réalisateur, qui a écrit le script en huit jours, lors d’un road trip entre Bâton-Rouge et Los Angeles. 

Stars en stock 

Lui aussi inconnu, James Spader, le vidéaste du titre, est aussi reparti de Cannes célèbre, fort de son Prix d’interprétation. Andie MacDowell y gagna ses galons d’icône des années 90. Quant à Soderbergh (Erin Brockovich…, Ocean’s Eleven…), il a largement confirmé, depuis, son statut de cinéaste majeur.

Sexe, mensonges et vidéo, lundi 20 mai à 21h00 sur France 4

Julien Barcilon 

Par
Julien Barcilon