Aïssa, 23 ans, réussit de brillantes études qui le mènent à l’Ecole militaire de Saint-Cyr. Lors du traditionnel bizutage effectué par les étudiants sur les nouveaux arrivants, ses camarades et lui sont invités à traverser l’eau glaciale d’un étang, en pleine nuit, et équipés de leurs rangers et de leurs casques. Le rituel tourne au drame : Aïssa se noie, et son corps est rapidement retrouvé non loin de la berge. S’engage alors un véritable combat pour Ismaël, son grand frère, qui souhaite que justice soit faite…
POUR JALLAL…
Dix ans après la mort de son frère, Jallal, brillant élève officier de l’école militaire de Saint-Cyr, lors d’un bizutage tragique en octobre 2012, Rachid Hami évoquait dans ce film hommage ce drame et le combat de sa famille d’origine algérienne pour que des funérailles militaires lui soient accordées. « Pour la France n’est pas une histoire de vengeance ou de rédemption, ne relève pas de l’enquête criminelle, précisait le réalisateur. Le travail du cinéma n’est pas celui de la justice. Ce film n’est pas une enquête sur la mort, mais sur la vie. La vie d’un garçon né en Algérie, qui rêvait de devenir officier de l’armée française. »
Le besoin de raconter son histoire s’est aussitôt imposé. « Je me suis rendu compte de l’universalité des thèmes à aborder : engagement militaire, intégration, foi, représentation des banlieues, appartenance à une citoyenneté de plus en plus mondiale. » Tous sont traités intelligemment, sans manichéisme. Alter ego du cinéaste à l’écran, Karim Leklou est l’éloquent passeur de cette réflexion précieuse.
Pour la France, dimanche 27 juillet à 21h10 sur France 2