Philippine Leroy-Beaulieu se confie sur sa scène dénudée dans Surprise party : « Roger Vadim avait un regard de voyeur »

Mis à jour le 13 janvier 2026 à 15:33
Netflix/DR
Star d’Emily in Paris (Netflix) aux côtés de Lily Collins, Philippine Leroy-Beaulieu a commencé sa carrière au cinéma devant la caméra de Roger Vadim. Mais la comédienne ne garde pas que des bons souvenirs de cette expérience.

Si aujourd’hui Philippine Leroy-Beaulieu est une star dans le monde entier grâce à la série Emily in Paris (Netflix) dont la saison 5 arrive le 18 décembre, c’est au cinéma qu’elle a commencé sa carrière. La comédienne a ainsi fait sa toute première apparition dans les salles obscures dans Surprise Party (1983), un long métrage signé Roger Vadim.

Philippine Leroy-Beaulieu marquée par une scène de nu

Dans ce film, Philippine Leroy-Beaulieu incarnait une jeune lycéenne dans les années 1950. Une jeune femme baptisée Anne Lambert qui est au cœur d’un scandale lorsqu’une photo la montrant avec sa meilleure amie Marie-Jo (Charlotte Walior), dans le lit d’Henri IV au Château de Chenonceau, est publiée dans la presse locale. Le petit groupe d’Anne et de ses amis est aussi perturbé peu après par l’arrivée d’un nouveau venu, le beau Christian Bourget (Christian Vadim). Sorti en avril 1983, ce long métrage a laissé quelques mauvais souvenirs à Philippine Leroy-Beaulieu, la faute notamment à une scène dénudée. "On me voit à poil. Sur le moment, je l’ai fait avec beaucoup d’innocence. J’ai ensuite compris que j’avais été utilisée comme un « objet ». Roger Vadim avait un regard de voyeur, comme beaucoup de réalisateurs de ces années-là. Mais je ne me suis jamais sentie en danger avec lui. Il savait de toute façon que mon mère (Philippe Leroy) lui aurait mis un coup de poing s’il s’était passé quelque chose », raconte-t-elle dans La Tribune du Dimanche.

Philippine Leroy-Beaulieu sur le patriarcat 

Si Roger Vadim n’a pas été un danger pour elle, ce n’est pas le cas d’autres réalisateurs. "J’ai été qualifiée d’emmerdeuse car j’ai refusé les avances de plusieurs réalisateurs. Si quelqu’un me touche, je sors mon épée de guerrière", assure celle qui a appris très tôt à se protéger du milieu patriarcal et des hommes en général. "J’ai grandi en Italie où, dès l’âge de 11 ans, vous vous prenez des mains aux fesses et êtes obligée de filer des gifles pour vous défendre", conclut Philippine Leroy-Beaulieu.

Par
Clara Kolodny