« L’âge je trouve que c’est comme le cancer, c’est un fléau absolu » : Emmanuelle Bercot évoque la vieillesse dans En Aparté

Publié le 21 octobre 2022 à 15:45
Starface
Emmanuelle Bercot a profité de son passage dans En Aparté pour se confier sur son rapport à la vieillesse et à l’âge.

C’est dans l’émission En Aparté diffusée ce jeudi 20 octobre que la réalisatrice Emmanuelle Bercot a évoqué son parcours. Après avoir parlé de son rapport avec la reine du cinéma Catherine Deneuve, la metteure en scène a été interrogée par Nathalie Levy sur son rapport à l’âge et à la vieillesse. "L’âge, je trouve que c’est comme le cancer, c’est un fléau absolu dans le sens où moi, je partage pas du tout le discours ambiant qui est que quand on vieillit, on s’est débarrassé d’un tas de choses pénibles et que finalement, on a acquis une sagesse, une espèce de détente. Je trouve qu’on perd sur tous les plans en fait." a-t-elle commencé à dire.

La maman de Nemo Schiffman a ensuite exécuté un lien entre la vieillesse et les actrices au cinéma. "Évidemment, quand on est actrice, le poids de l’âge, il est terrible même si j’ai l’impression que c’est en train de bouger. Ce qui est dur pour moi dans le cinéma de façon générale, c’est d’être actrice parce que c’est vrai qu’au théâtre, on s’en fout complètement de la gueule que vous avez, de vos rides, du poids que vous avez, si vous avez 10 kilos en trop ça va très bien et au cinéma tout ça disparaît, faut pas être grosse, faut pas avoir de rides, faut avoir des beaux cheveux sinon on en rajoute des faux. Le poids du physique au cinéma, il pèse vraiment lourd. Pour une actrice, vieillir, c’est plus problématique que pour une fleuriste, mais pour une femme, c’est très violent de vieillir. Le travail que je fais en ce moment, c’est de me dire que si je ne l’accepte pas, je vais souffrir dans les vingt années qu’il me reste à vivre." a-t-elle confié.

Cependant, pour Emmanuelle Bercot, la chirurgie semble proscrite. "C’est pas du tout un questionnement la chirurgie esthétique. Mon questionnement est plutôt de savoir pourquoi les femmes le font. S’il n’y avait aucun risque et ça ne se voyait pas, je le ferai tout de suite. Le problème, c’est que ça se voit" a-t-elle dit.

MM

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