Dans l’espoir de reprendre enfin le cours de leur vie, des victimes d’agressions ou de crimes intègrent un programme de Justice Restaurative élaboré autour de rencontres et de groupes de paroles avec des détenus. Des auteurs et des victimes d’infractions se rejoignent au sein d’une association qui prône le dialogue pour apaiser la colère et les souffrances…
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« L’objectif de la justice restaurative, c’est la libération des émotions par la parole. C’est cette libération que j’ai voulu mettre en scène », explique la cinéaste Jeanne Herry, qui nous plonge au coeur de groupes de paroles réunissant détenus et victimes d’agression, au sein d’une maison d’arrêt. Comme pour son précédent opus, le bouleversant Pupille (2018), « c’est à nouveau un film qui raconte le triomphe du collectif ». Elle s’est encore entourée de comédiens fabuleux : Miou-Miou (sa maman), Gilles Lellouche, Adèle Exarchopoulos… et notamment Leïla Bekhti, qui, dans le rôle d’une mère de famille victime d’un braquage dans sa supérette, nous saisit d’emblée avec un monologue puissant (de neuf minutes !), les autres participants disposés en cercle, à ses côtés. Sur le plateau, se souvient la réalisatrice, « ils s’écoutaient en tant que personnages, mais se regardaient aussi en tant qu’acteurs ». Admirable.
Je verrai toujours vos visages, mardi 31 octobre à 21h10 sur Canal+