Emilie Dequenne est de retour au cinéma dans TKT de Solange Cicurel, un film autour du harcèlement scolaire. Elle interprète la maman d’Emma, jeune fille qui en est victime. Si l’actrice a accepté de tourner dans ce film, c’est pour une raison particulière comme elle l’a confié à nos confrères du média belge Soir mag. "J’ai été bouleversée par l’histoire de cette ado, par le sujet. La façon dont Solange traite le harcèlement scolaire est forte, sa propension à proposer du cinéma populaire trouve là toute sa raison d’être. Elle la met au service d’un sujet grave, qui concerne aussi bien les ados que les adultes. Elle n’a pas glamourisé le sujet comme la série ’13 Reasons Why’ l’avait fait avec le suicide des jeunes. Le traitement apporté à un sujet si grave m’avait choquée à l’époque. C’est impensable pour moi de faire cela ! Et puis, ici, le sujet me touchait aussi personnellement…", a-t-elle détaillé.
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La comédienne s’est ensuite expliqué à Soir mag et a confié : "Lors de ma sixième année primaire et ma première année en secondaire, à l’Athénée royal d’Ath, j’ai été prise à partie par une bande d’ados. C’était un établissement bourgeois, où les élèves arboraient des vêtements de marques. Sauf moi qui portais les fringues que je récupérais de ma cousine. J’ai comme cela un souvenir très fort de m’être retrouvée encerclée et poussée sur un tas de cartables, avec des garçons qui me demandaient : ‘C’est combien ?’ J’avais 11 ans, je ne comprenais même pas le sens de leur question. J’ai gardé le souvenir de cette violence physique…".
Choquée et désemparée, Emilie Deuqenne se retrouve "très seule". Elle ne veut plus aller à l’école et fait croire à ses parents qu’elle est malade. À bout, elle songe même au pire… "J’ai même tenté de me suicider en avalant du Dafalgan, ce qui n’a – heureusement – pas fonctionné. Ce qui est frappant, c’est que je n’ai rien dit. Pourtant, j’évoluais dans une famille aimante", a-t-elle avoué. Et de poursuivre : "Une prof qui a vu que je n’allais pas bien a signalé à ma mère que je devais être dépressive et que j’allais doubler. Coup de bol, j’étais bonne élève et malgré mes absences prolongées, j’ai réussi mon année et j’ai changé d’école… Ça a changé ma vie. Je suis restée extrêmement fragile longtemps, le moindre mot ou le moindre regard pouvait me faire pleurer…".