Axel Granberger, Les Papillons Noirs (Arte) : « Partager un rôle avec Niels Arestrup, c’est une motivation incroyable »

Publié le 22 septembre 2022 à 11:07
© Nicolas_Roucou
Attention talent à suivre. Axel Granberger est saisissant en ersatz de Clyde Barrow, tuant en duo au fil de ses rencontres dans la dernière série de Arte, Les Papillons Noirs.

Qu’est-ce qui vous a plu dans ce personnage complètement fou, à mi-chemin entre Clyde Barrow et Woody Harrelson dans Tueur nés ?

Axel Granberger : J’aime le défi de devoir rendre justice à un personnage comme Albert. Je sais que ses actes sont horribles, mais moi, je ne peux pas le juger. Je dois avoir de l’empathie pour lui et tenter de le faire ressentir aux téléspectateurs. Albert est aussi un personnage très shakespearien. Il y a du Richard III et du Macbeth en lui. C’est dément à jouer pour un jeune acteur.

Comment avez-vous vécu ce tournage dans une France des années 70 reconstituée ?

Moi qui suis né en 94, cela m’a terriblement donné envie de vivre dans les seventies. Les habits, la musique, les voitures… C’était superbe. J’ai adoré ce tournage. Cette équipe, c’est une famille. J’avais déjà travaillé avec eux sur la série Maroni, réalisée par Olivier Abbou, qui est aussi à l’origine des Papillons Noirs. C’est un peu mon Martin Scorsese et je suis son Leonardo DiCaprio ! (Rires).

Niels Arestrup joue Albert dans la dernière partie de sa vie. On image que c’est une sacrée responsabilité de partager un rôle avec lui…

Absolument. Mais c’est une motivation incroyable ! Je l’admire beaucoup, il a un talent incroyable. On a qu’une envie : être à la hauteur pour pouvoir lui renvoyer la balle, comme deux sportifs qui s’affrontent. Sur le tournage, nous avons échangé, en revanche, nous n’avons pas construit le personnage ensemble. Cela a permis de laisser la place à l’imaginaire de chacun.

Vous avez reçu le prix du meilleur comédien au dernier festival Série Mania. C’est une belle reconnaissance…

Absolument ! C’était même extraordinaire. J’étais très reconnaissant pour ce prix et surtout, de l’avoir reçu en travaillant avec une équipe pareille. Tous les comédiens se sont dépassés, le travail était plus facile.

Vous avez commencé le tournage de Drone Game, un film d’Olivier Abbou- encore lui ! – pour Prime Video…

Tout à fait. Nous tournons dans les Landes. C’est l’histoire d’un garçon très mal dans sa peau et fanatique de drone. Un jour, il rencontre une bande de jeunes anarchistes, menée par Joachim. C’est un film avec une énergie incroyable.

Interview Amandine Scherer

Les Papillons Noirs, jeudi 22 septembre à 20.55 sur Arte

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