Liberté visuelle
Adapté des livres Jeunesse d’Aaron Blabey, racontant les tribulations d’animaux braqueurs qui échappent à la prison en faisant croire qu’ils sont rangés des voitures, Les Bad Guys s’autorise une liberté graphique rare dans l’animation grand public. Le Français Pierre Perifel opte pour un style nerveux et anguleux, assumant une identité visuelle hors des sentiers battus : « Spider-Man : New Generation, et la façon dont il a cassé tous les codes de l’animation, nous a ouvert la voie », avoue le réalisateur.
Musiques démentes
Entre deux chansons des Black Keys et des Chemical Brothers, Perifel confie la musique au génial compositeur Daniel Pemberton (Birds of Prey, Spider-Man : Across the Spider-Verse…). Une bande originale puissante, rock et funk, enregistrée en une unique session avec un orchestre de plus de 70 musiciens. « Je voulais quelque chose d’hybride et d’étonnant. Des musiques qui donnent envie de danser », explique-t-il.
Un film de Tarantino pour enfants
En découvrant l’illustration d’animaux en costumes noirs sur la couverture du premier livre, Perifel a l’illumination : « C’était Reservoir Dogs ! L’imagerie m’est venue tout de suite : des gangsters, des braquages de banques, les billets qui volent… » Si la première influence du film est le cinéma de Quentin Tarantino, le metteur en scène cite aussi L’or se barre, Snatch ! ou la franchise Ocean’s 11 : « Je suis un grand fan des films de Steven Soderbergh ». On comprend mieux pourquoi Les Bad Guys séduit autant les adultes. Bonne nouvelle : l’opus 2 est en salles !
Les Bad Guys, jeudi 14 août à 21h25 sur TMC