UNE FÉERIE ISLANDAISE
Pour réaliser les impressionnants décors naturels du royaume d’Arendelle, où évoluent Elsa et sa soeur, Anna, les chefs opérateurs ont passé trois mois en Islande et filmé, en repérage, les plus beaux paysages locaux : la plage de sable noir de Reynisfjara, le volcan Thríhnúkagígur, ou encore le superbe glacier de Sólheimajökull. Mieux : outre cet univers fascinant de lave, de pierres noires et de glace, les graphistes se sont inspirés de la beauté si particulière des ciels d’hiver islandais, à la fois sombres et lumineux.
UNE HÉROÏNE “LIBÉRÉE !”
La réalisatrice Jennifer Lee, première femme à avoir signé un film d’animation pour les studios Disney, explique : "Elsa n’est plus réduite au sempiternel carcan de la jeune fille romantique et soumise, qui attend le prince charmant. Parce que c’est une utopie : 99 % du temps, on ne tombe pas sur le bon amoureux !" Résultat : son héroïne est une figure moderne de l’ère post-féministe, libre de ses choix, émancipée du patriarcat, et qui voit, dans le célibat, la seule forme de bonheur possible.
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PLACE À L’HEROIC FANTASY
La mystérieuse Elsa, qui est détentrice de pouvoirs surnaturels et s’apprête à combattre les forces obscures dans une forêt magique, casse les codes traditionnels du conte de fées. On est plus près du Seigneur des anneaux que de Cendrillon, avec ses pantoufles de vair. L’ambiance d’heroic fantasy (récit héroïque situé dans un monde médiéval fantastique) a été voulue par les studios Disney, dans l’idée de capter un public d’adolescents ayant grandi avec Harry Potter et les héros de Tolkien.
La Reine des neiges 2 : lundi 20 décembre à 21h05 sur M6
Jean-Baptiste Drouet