Dans les pas du maître
Un Miyazaki peut en cacher un autre : Goro, le fils de Hayao, auteur de chefs-d’oeuvre tels Mon voisin Totoro et Princesse Mononoke. Diplômé en agronomie, il est devenu réalisateur de quatre films, dont Les Contes de Terremer et La Colline aux coquelicots, une histoire d’amour ancrée dans le Japon des années 60 entre deux lycéens en quête de leurs origines.
Paradis perdu
Attaché à préserver la mémoire des anciens et d’un passé douloureux, Goro Miyazaki y évoque en filigrane les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki, en août 1945. En 2011, le réalisateur était en pleine réalisation de son film lorsque le tsunami et l’accident nucléaire de Fukushima ont ravagé son pays. De son propre aveu, il a accentué le côté nostalgique du film, en restituant la clarté et la douceur des paysages nippons.
Heurts et tremblements
Le film a été écrit et supervisé par Miyazaki père. Une belle collaboration ? Plutôt une mésentente, racontée dans un documentaire de la chaîne NHK, La Colline aux coquelicots : 300 jours de guerre entre père et fils. Selon Goro, « Hayao aime passer à l’improviste et mettre son grain de sel partout ». Malgré l’ambiance houleuse et le séisme du 11 mars, le film remporte un joli succès dans l’archipel avec 3,5 millions d’entrées.
La Colline aux coquelicot, samedi 14 juin à 21h00 sur France 4