Attachez vos ceintures, Lino (Alban Lenoir) repart pour un tour au volant de sa Renault 21. Après la mort de Charras (dans Balle Perdue sorti en 2020 sur Netflix), il est désormais à la tête de la nouvelle équipe de la brigade des stups et travaille main dans la main avec Julia (Stéfi Celma). Il continue par ailleurs sa traque pour retrouver les tueurs de son frère et de son mentor. Une quête pour laquelle il est prêt à écarter sans ménagement tous ceux qui se mettent en travers de son chemin.
Pour ce deuxième volet de Balle perdue qui est disponible depuis ce jeudi matin sur Netflix, Guillaume Pierret n’a pas lésiné sur les moyens pour faire vivre la quête haletante et destructrice de Lino. Grâce à un joli budget, plus important que pour le premier volet, le réalisateur français a pu se permettre de glisser une scène d’action choc toutes les 10/15 minutes de ce Balle perdue 2 qui dure 1h30. "Comme un film d’action se raconte par l’action, c’est assez naturel de mettre autant de scènes d’action. Ce qui m’intéresse, c’est le rythme global d’un film. Le rythme des Fast & Furious est en dent de scie. Ils sont trop longs ! (…) Pour un film d’action, je pense que c’est l’idéal (1h30, ndlr). On peut conserver le côté radical et speed", explique-t-il à nos confrères de BFM TV.
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Pour ces séquences, Guillaume Pierret avait des envies très précises en tête. "Je voulais absolument faire une course-poursuite 100% urbaine. Je voulais faire une poursuite plus désertique, plus hors-piste, plus rallye. Je voulais conclure avec un climax 100% bourrin avec des explosions et des voitures qui s’envolent. J’avais envie de voir des étincelles, des explosions – choses qui manquaient un peu au 1", précise-t-il. Et il n’a pas hésité à détruire une trentaine de véhicules (parmi les dizaines d’engins utilisés sur le tournage) pour réaliser ces scènes dont il rêvait depuis longtemps.
Interrogé dans Le Parisien/Aujourd’hui en France, il souligne malgré tout qu’il ne tourne pas une scène d’action juste pour avoir une belle explosion à l’écran. "Une course-poursuite, il faut qu’il y ait toujours un petit truc en plus, quelque chose qui se démarque. (…) Je mélange énormément d’influences, je peux mixer des choses vues dans des séries polar très terre à terre avec des trucs que j’aime dans les Star Wars (…) C’est de là que vient l’envie de faire le film. C’est souvent autour d’une grosse scène que je me dis voilà, ça, c’est un truc qu’on n’a pas trop vu, qui va être très sympa à faire."+
Bonne nouvelle pour les fans, un troisième volet est en production pour ce qui est la première franchise française de Netflix.
Clara Kolodny