Blacklight (TMC) – Liam Neeson : « Je ne suis pas Tom Cruise, je ne rêve pas de courir sur un train en marche, moi »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:24
Dans Blacklight, Liam Neeson incarne un agent du FBI résolu à faire éclater la vérité sur son employeur. Devenu un acteur incontournable du cinéma d’action, le comédien de 69 ans n’est pas près de raccrocher.

"Je ne suis pas Tom Cruise"

Plus vous avancez en âge, plus vos combats et vos cascades sont élaborés ! Quel est votre secret ? 

Liam Neeson : J’adore me bagarrer ! Sur un plateau, ce sont comme des chorégraphies, des danses. C’est mon vingt-cinquième film avec le cascadeur Mark Vanselow. C’est lui qui saute à ma place quand c’est trop dangereux. Je ne suis pas Tom Cruise, je ne rêve pas de courir sur un train en marche, moi. (Rires) Il y a des professionnels, très bons dans leur domaine, qui sont payés pour cela. En revanche, je fais mes propres combats. Je ne me suis pas encore blessé, je touche du bois. 

Pourquoi tournez-vous autant de films d’action ? 

Parce que j’aime ça, tout simplement. Je suis plutôt dans un bon état général, les réalisateurs continuent de m’envoyer des scénarios. L’année dernière, j’ai tourné cinq films. Je suis un mec chanceux ! 

"Je n’ai jamais l’air de me battre comme un gamin de 20 ans"

Y a-t-il un âge où l’on est plus crédible en action hero, selon vous ? 

Pour moi, je pense que c’était il y a trois ans ! (Rires) Le plus important, c’est de ne pas renier qui on est. Je n’ai jamais l’air de me battre comme un gamin de 20 ans, dans mes films. Quand mon personnage doit sauter, il a mal aux articulations. 

D’ailleurs, ce doit être agréable de pouvoir jouer un grand-père comme dans Blacklight. Ce luxe n’est que très rarement accordé aux femmes, à Hollywood… 

C’est vrai. Et j’en suis effaré. Les actrices y ont une date de péremption. Elles sont dans la lumière, puis l’instant d’après, elles disparaissent. Au moment même où elles deviennent le plus intéressantes en termes de vécu, d’expérience et de profondeur humaine. Hollywood se trompe cruellement.

Il se trouve que le tournage a eu lieu en Australie, pendant le confinement. Il paraît que vous êtes resté coincé un bon moment dans votre chambre d’hôtel… 

Oui, et c’était absolument formidable ! (Rires) J’avais plein de séries et de films à regarder sur ma tablette, un balcon pour prendre l’air et une armée de cuisinières irlandaises qui me concoctaient du pain et des scones. J’étais comme un coq en pâte !

Blacklight, lundi 30 décembre à 21h25 sur TMC

Par
Amandine Scherer