UN MÉTIER D’ESCLAVE
Les premiers cow-boys — les garçons-vachers — étaient noirs. Au début du XIXe siècle, les riches propriétaires de bétail texans, en dépit de la loi mexicaine (l’État n’était pas encore américain), employaient de nombreux esclaves pour conduire le bétail. Le choix du terme boy (garçon) exprimait la domesticité.
UN COW-BOY SUR QUATRE ÉTAIT NOIR
La guerre civile finie, les éleveurs veulent récupérer leurs cheptels dispersés. Ils salarient des cavaliers, parmi lesquels leurs anciens esclaves, aux compétences éprouvées. À la fin du XIXe siècle, on estime que 25% des cow-boys étaient noirs.
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UNE PROFESSION SOLIDAIRE
Cow-boy était l’un des rares emplois offerts aux hommes de couleur. Si ces derniers étaient victimes de discrimination dans les hôtels et les saloons, ils vivaient sur un pied d’égalité avec leurs collègues blancs, confrontés, au milieu d’une nature hostile, aux mêmes dangers et difficultés. Il se nouait entre eux des liens d’amitié, de solidarité et de respect.
Black Far West : une contre-histoire de l’Ouest, samedi 15 octobre à 20h50 sur Arte
Hacène Chouchaoui