Une fuite commune ?
Dans le film : Le 4 novembre 1979, en pleine révolution iranienne, 52 personnes sont prises en otages au sein de l’ambassade américaine à Téhéran. Six diplomates américains réussissent à s’échapper et se réfugient immédiatement chez l’ambassadeur canadien.
Dans la réalité : Tout est vrai mais, précise la CIA, les diplomates étaient d’abord séparés dans différents endroits avant de se retrouver chez l’ambassadeur. L’un d’eux a dormi pendant deux semaines sur le sol de l’ambassade de Suède !
Un héros unique ?
Dans le film : Tony Mendez (Ben Affleck), un agent de la CIA, est envoyé à Téhéran pour tenter secrètement d’exfiltrer les six diplomates.
Dans la réalité : Il y avait non pas un mais deux agents ! Ben Affleck a préféré garder un héros unique… peut- être parce qu’il l’interprète lui-même !
Un héros solitaire ?
Dans le film : Avant la mission, Tony est présenté comme un homme seul, séparé de sa famille et en difficulté avec sa hiérarchie.
Dans la réalité : Tout allait bien pour lui ! C’est même sa femme qui l’a conduit à l’aéroport pour prendre l’avion pour Téhéran. Mais le réalisateur avait besoin de rendre son personnage plus complexe.
Des repérages ?
Dans le film : Tony et les six diplomates sortent de l’ambassade canadienne pour repérer les alentours.
Dans la réalité : Selon la CIA, il leur était impossible de sortir ! Ils sont bel et bien restés cachés pendant 79 jours. Pas assez trépidant, sans doute, pour Ben Affleck !
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Un tournage bidon ?
Dans le film : Pour exfiltrer les six Américains, Mendez a l’idée de prétendre qu’ils font partie de l’équipe de tournage d’un film hollywoodien imaginaire intitulé Argo, afin de leur permettre d’embarquer pour les États-Unis !
Dans la réalité : C’est rigoureusement exact, à ceci près que le faux long-métrage s’appelait, à la base, Seigneur de lumière, d’après l’œuvre de science-fiction de Roger Zelazny. Le producteur, joué par Alan Arkin n’a, quant à lui, jamais existé.
Une mission annulée ?
Dans le film : La mission d’exfiltration est annulée la veille du départ.
Dans la réalité : Le Président Jimmy Carter avait approuvé tous les détails de l’opération, bien avant l’arrivée des agents de la CIA sur le terrain. La veille de l’évasion, l’équipe a reçu le feu vert pour finaliser l’exfiltration. Il n’y avait donc aucun suspense de ce point de vue.
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Une évasion compliquée ?
Dans le film : La scène de l’évasion dans l’aéroport est semée d’embûches : les Américains n’ont pas encore leurs billets et doivent revalider leurs réservations. Ils sont ensuite détenus par des agents de sécurité pour une vérification des papiers et, enfin, une course-poursuite effrénée fait suite à la découverte de la véritable identité de l’un d’eux.
Dans la réalité : C’est le passage le plus romancé du film. Comme l’a reconnu un des anciens diplomates, la montée dans l’avion du retour s’est faite « en douceur ». Les billets ont été obtenus sans problème, il n’y a pas eu de contrôle, car c’était un vol matinal et les gardes révolutionnaires dormaient !
Une fin bien arrosée ?
Dans le film : Une fois en sécurité et loin du ciel iranien, les célébrations dans l’avion furent bien arrosées !
Dans la réalité : La CIA confirme. Il y a même eu plusieurs tournées de Bloody Mary !
Argo est diffusé dimanche 23 février à 21h05 sur W9.
Sébastien Mauge