To the Moon (Canal+) – Scarlett Johansson : « Kelly est un génie du marketing qui fait jeu égal avec les hommes »

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 14:43
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Dans To the Moon, comédie romantique trépidante sur les coulisses du succès de la mission Apollo 11, la star brille en génie du marketing sans foi ni loi.

Mrs Jones serait capable de vous vendre la Lune ! C’est, peu ou prou, ce que Moe Berkus, barbouze au service du Président Nixon, ordonne à cette publicitaire virtuose. Sa mission : mettre en boîte de fausses images de l’alunissage d’Apollo 11, prévu en juillet 1969, histoire de, si l’affaire capotait, berner les Soviets. Un petit mensonge pour elle… un grand canular pour l’Humanité. 

Scarlett Johansson s’est régalée avec ce rôle : « Kelly est une magicienne, un génie du marketing qui fait jeu égal avec les hommes, parce qu’elle est la meilleure. Bousculer les règles, voire mentir : à ses yeux, tous les coups sont permis pour gagner », s’enthousiasme l’actrice, également productrice de ce divertissement. Un mix stylé de romcom, de satire sociale (le machisme prend cher) et d’Histoire, dont elle partage l’affiche avec Channing Tatum, alias Cole Davis, héros de guerre et responsable psychorigide du lancement de la fusée. « Cole ne comprend pas ce que Kelly peut apporter à la Nasa », explique Scarlett. Rififi en vue… avec Cupidon en embuscade. « Elle va l’aider à voir les choses différemment, et lui va lui prouver que l’on peut aussi l’emporter honnêtement », ajoute Tatum. 

Au-delà du glam et de l’autodérision, Mrs Johansson a beaucoup en partage avec cette Kelly. Pas question de se laisser marcher sur les stilettos. La star n’a-t-elle pas contraint Disney à lui verser des royalties XXL (on parle de 40 millions de dollars !) lorsque la firme a sorti en 2021  Black Widow (blockbuster Marvel dont elle est l’héroïne) sur sa plateforme, en simultané de l’exploitation en salles ? Et, récemment, celle qui avait prêté son timbre sensuel à l’ordinateur du film Her (2013) a fait reculer la firme OpenAI qui, sans son consentement, a « emprunté » sa voix pour sa nouvelle version de ChatGPT. « Quand je l’ai entendue, j’ai été choquée, en colère. » À l’heure du développement des deepfakes (fausses images créées par ordinateur !), elle dit « attendre avec impatience une législation pour garantir la protection des droits individuels ». Ce n’est quand même pas demander la Lune. 

To the Moon, mardi 11 mars à 21h10 sur Canal+

Par
Julien Barcilon