Révélé en 1997 au cinéma avec La Vérité si je mens, José Garcia n’a pas été aussi à l’aise avec le personnage de Serge Benamou qu’on pourrait le penser. Alors qu’il l’incarnait à merveille et qu’il a conquis le grand public, l’acteur a expliqué à Laurent Delahousse ce dimanche 26 juin pourquoi il n’aimait pas se voir à l’écran à l’époque. "Parce que c’est un personnage extrême. J’étais gros comme un cochon !", a-t-il déclaré sur le plateau de 20h30 le dimanche sur France 2.
Lorsqu’il a vu pour la première fois le deuxième volet de la trilogie en 2001, José Garcia a même eu une réaction physique : "Je suis sorti et je suis vraiment allé aux toilettes. Je suis allé vomir, parce que c’était trop. C’était moi et en même temps, c’était dans un extrême total. Il y a des moments où vous devenez presque agoraphobe. Vous avez presque des pulsions trop fortes parce que vous êtes sous les feux des projecteurs et c’est presque trop".
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Interrogé sur le succès par Laurent Delahousse, celui qu’on retrouvera à l’affiche de Astérix et Obélix : L’Empire du Milieu en 2023 raconte qu’il change "tout" dans une carrière. "Du jour au lendemain, vous devenez banquable. (…) Avant, j’étais soit trop petit, soit trop gros, soit trop grand… Et tout d’un coup, même si je voulais jouer avec un âne, je pouvais jouer avec un âne. La chance, c’est qu’après, il y a eu aussi des films d’auteur qui sont arrivés. Comme le succès était là, on pouvait faire aussi bien des films d’auteur que des comédies".
Pour autant, José Garcia tient à casser le mythe de la réussite et les idées reçues qui l’entourent : "Ce n’est pas parce que vous êtes en plein succès, que vous-mêmes vous êtes dans une espèce d’euphorie. Quelques fois, vous êtes en plein succès et vous avez des problèmes d’argent, des problèmes de vies, ou vous êtes dans le doute. Vous êtes arrivés au maximum de ce que vous pouvez faire, vous ne savez plus comment vous réinventer. Tous les artistes connaissent ça".
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