« Dix ans qu’on n’a pas vu son pif ! » Douze ans, pour être exact, depuis la diffusion en 2009, sur M6, de la sixième et dernière saison de Kaamelott. Dans cet opus, le souverain, grognon et dépressif, rechigne à reconquérir le royaume de Logres, dont il a été banni : « Retrouver tous ces débiles ? Non merci ! » Tout est là, le Moyen Âge foutraque et poilant, les répliques à la Audiard et la désopilante bande de bras cassés qui ont fait de la série un succès populaire. Si l’on a autant attendu son adaptation, c’est qu’Alexandre Astier tient à sa liberté d’expression : « Je voulais faire les choses à ma façon, de manière artisanale. Il était hors de question que je brade le projet. » Décryptage : il signe production, scénario, mise en scène, montage, interprétation et composition de la musique, symphonique, s’il vous plaît !
UN CASTING FLAMBOYANT
En plus de ses parents, Joëlle Sevilla (Dame Séli) et Lionnel Astier (Leodagan), le réalisateur embauche six de ses sept enfants, dont Neil, dans le rôle d’Arthur adolescent. Pour camper les mercenaires saxons, les résistants (les SemiCroustillants), le jurisconsulte, le duc d’Aquitaine, la dame du Lac et autres personnages, au choix, incompétents, faux-culs, traîtres, godiches ou à côté de la plaque, l’affiche réunit Guillaume Gallienne, Audrey Fleurot, Christian Clavier, Géraldine Nakache, Alain Chabat, pour ne citer qu’eux, et le chanteur Sting ! « Je voulais que les Saxons parlent la langue du pays qu’ils envahissent, en gardant leur accent. Je voulais quelque chose de très anglais, qui fasse pop, punk, années Thatcher…, explique Astier. Donc j’ai essayé d’avoir le plus célèbre, et il a dit oui ! » À la veille de la sortie de son film, Astier confiait : « Je ne vois pas qui me paierait un 2 si le 1 ne marche pas. » Pas faux. Depuis, on sait le triomphe de son film : près de 2,65 millions d’entrées. De quoi achever la trilogie dont il rêvait.
Kaamelott : Premier volet : mercredi 15 octobre à 21h10 sur M6