A 26 ans, tout juste sorti de la prestigieuse Juilliard School de New York, Val Kilmer ne compte que deux longs métrages au compteur, même si son nom a aussi figuré sur quelques affiches de Broadway. Mais le gosse qui s’est toujours projeté comédien, acteur de sketchs familiaux sous la direction de son cadet Wesley, voit son rêve se réaliser en 1986, grâce à "Top Gun". Si le divorce de ses parents, puis la noyade, à 15 ans, de son frère apprenti réalisateur, n’ont pas entravé sa vocation, ces drames lui ont forgé l’âme d’un "intranquille", réputé pour son impétuosité sur les plateaux et toujours prêt à braver les figures d’autorité, dans la vie comme à l’écran….
Les trois frères
Enfant, déjà, Val Kilmer improvisait des sketchs et tournait des films en Super 8 avec ses deux frères. Le plus jeune, Wes, très créatif, avait transformé le ranch de ses parents en plateau de tournage. "Il est, hélas, mort à 15 ans d’une crise d’épilepsie", raconte Val. Une tragédie qui l’a transformé à jamais, sans toutefois entamer sa volonté de devenir comédien.
Une ascension fulgurante
"Je n’aimais pas le scénario va-t-en-guerre de Top Gun", avoue l’acteur. "Je l’ai tourné par obligation, j’étais sous contrat avec le studio". Il reconnaît toutefois, aujourd’hui, son erreur : le rôle du pilote Iceman a fait décoller sa carrière et lui a permis d’accéder à des films mythiques, comme Willow, The Doors ou Heat.
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Plus fort que la maladie
C’est Jack, son fils, qui lit le texte en voix off. L’acteur a, en effet, été atteint d’un cancer de la gorge en 2014. "J’ai assez vite guéri, mais les séances de chimiothérapie ont altéré ma voix. J’ai du mal à me faire comprendre. J’ai, malgré tout, eu une vie magique. J’ai parfois mal agi, parfois agi avec bravoure, mais je ne regrette rien, je suis un homme comblé."
Val Kilmer, vendredi 3 février à 22h25 sur Arte
LAURENT DJIAN