“Je peux être punk…" Ce n’est pas le genre de phrase que l’on s’attend à entendre dans la bouche de Superman. D’habitude… Mais aux commandes de cette énième adaptation au cinéma des aventures du superhéros de DC Comics, il n’y a pas n’importe qui. Il s’agit de James Gunn, le réalisateur de la trilogie Les Gardiens de la Galaxie (Marvel) ou encore de The Suicide Squad (DC Comics), quatre films un poil déjantés qui ont ramené du fun et de la « punkitude » dans la façon de représenter les héros dotés de superpouvoirs au cinéma et de raconter leurs aventures.
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La version 2025 de Superman, avec David Corenswet dans le rôle-titre, joue donc avec les codes. On apprend que Superman/Clark Kent est ainsi persuadé d’être cool, parce qu’il écoutait dans sa jeunesse des groupes punks, jusqu’à ce que sa petite amie, Lois Lane (Rachel Brosnahan), le corrige et lui explique qu’il s’agissait de groupes de pop grand public. Un détail, mais un détail qui compte et montre tout l’esprit du film qui se veut une réinvention du mythe de Superman, sans pour autant faire trop déraper le personnage. « Je me suis inspiré du Superman de Curt Swan, un dessinateur emblématique de mon enfance, décrypte James Gunn. Mais ce qui m’a marqué chez Christopher Reeve (le premier interprète de Superman au cinéma, ndlr), c’est la légèreté joyeuse qu’il apportait au personnage. Son Superman aimant être un héros, mais prenant plaisir à sauver un chat dans un arbre pour le rendre à une petite fille. C’est cet aspect que j’ai voulu transmettre avec David Corenswet. »
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UN (SUPER)HÉROS FLANQUÉ D’UN TRIO RIGOLO
Dans la version 2025 de Superman, premier film du DC Universe, un univers imaginé par James Gunn dans lequel viendront s’incruster d’autres films (Supergirl, Clayface et Man of Tomorrow sont déjà tournés ou en préparation), notre héros à la cape rouge se retrouve à affronter Lex Luthor, PDG de LuthorCorp, un conglomérat ou plutôt une multinationale disposant de sa propre armée privée qui fait son beurre en vendant des armes et en attisant les conflits dans le monde entier. En creux, on reconnaît dans le personnage mégalomane de Lex un peu, voire beaucoup, d’Elon Musk, considéré comme l’homme le plus riche du monde (730 milliards de dollars au 31 décembre 2025, selon l’agence de presse Bloomberg, spécialisée dans l’économie et la finance).
Comme pour Les Gardiens de la Galaxie, James Gunn injecte de l’humour entre deux scènes de castagne grandioses mais auxquelles on s’est habitué avec le temps, en flanquant Superman d’une autre équipe de superhéros, un trio baptisé Justice Gang, comptant Green Lantern, Mister Terrific et Hawkgirl. L’effet comique tient beaucoup à la composition de Nathan Fillion, qui s’amuse beaucoup avec son personnage, Green Lantern, jouant un jerk (abruti, en français), imbu de lui-même, affublé d’une coupe de cheveux improbable. « Tous les superhéros ne peuvent pas être nobles et héroïques, explique l’acteur. Certains peuvent être des connards top niveau. Et c’est le cas de Guy Garner. » Et, a priori, ça marche, car le film, qui a coûté plus 220 millions de dollars, en a rapporté plus de 610 millions.
Superman, vendredi 20 février à 21h10 sur Canal+