Spy (TF1) Melissa McCarthy assume son surpoids : « S’ils veulent quelqu’un de différent, ils n’ont qu’à prendre quelqu’un d’autre ! »

Publié le 25 juin 2023 à 13:44
Twentieth Century Fox / Chernin Entertainment
L’actrice partage l’affiche avec les plus grands, dans cette parodie d’espionnage déjantée diffusée ce soir sur TF1, où son bagout et son sens de la vanne décomplexée font merveille.

Son nom : McCarthy, Melissa McCarthy. Son cocktail favori : un humour désinhibé, pimenté d’une bonne dose de grossièreté. Son arme fatale : ses formes généreuses, dont elle joue sans complexe et avec un solide sens de l’autodérision. Hollywood ne jure plus que par cette actrice hors normes, révélée en 2011 par Mes meilleures amies, comédie romantico-régressive pour laquelle elle a été nommée à l’Oscar du Meilleur second rôle.

Reine de l’humour à Hollywood

Depuis, elle a formé un duo de choc avec Sandra Bullock dans Les Flingueuses, et la voilà James Bond au féminin dans Spy, comédie de Paul Feig, son réalisateur fétiche, qui a fait d’elle une star. Et que l’on ne s’y trompe pas si, sur l’affiche du film, elle est coincée entre les beaux gosses Jason Statham (génial en agent bas du front) et Jude Law, en smoking et pistolet au poing façon 007, c’est elle qui a le beau rôle. Melissa prête ses mensurations à Susan Cooper, petite main de la CIA, chargée d’assister le super agent Bradley Fine (Jude Law), pointure du service doté des derniers gadgets, dont une caméra miniature filmant tous ses actes héroïques. Équipée d’une oreillette et d’un mur d’écrans, Susan l’assiste dans ses missions sur le terrain : elle est son ange gardien. Alors, quand Bradley disparaît, c’est elle qu’on envoie récupérer une bombe nucléaire en passe d’être vendue à un terroriste tchétchène.

Qui se méfierait d’une femme plantureuse et gaffeuse ? Melissa McCarthy avoue s’être éclatée, autant dans les scènes de comédie pure que dans l’action. Il faut la voir dégommer la redoutable Rayna (l’excellente Rose Byrne) à coups de poêle à frire, maîtriser la chute à scooter qui fait « pof » et voltiger dans les airs agrippée à un hélicoptère. Un rôle en or pour Melissa qui a connu le succès à 41 ans, un âge où beaucoup de comédiennes voient leur carrière décliner. Avant d’être sacrée reine de l’humour à Hollywood, elle a pris des cours à l’Actors Studio, a longtemps écumé les scènes de stand-up de Los Angeles, avant d’imposer son comique 100 % trash et son sens de l’improvisation dévastateur au cinéma.

Une confiance en elle en béton

Surtout, cette drôle de dame (dernièrement à l’affiche du reboot au féminin de S.O.S. Fantômes) assume son surpoids. Un bras d’honneur aux canons hollywoodiens : « Je n’ai jamais eu le sentiment de devoir changer. S’ils veulent quelqu’un de différent, ils n’ont qu’à prendre quelqu’un d’autre ! » Sa confiance en elle, elle la doit à son père. « Grâce à ses encouragements, je me suis toujours dit : “Pourquoi pas moi ?” Je n’ai jamais pensé qu’être une femme ou avoir grandi dans une petite ville m’empêcherait de réussir dans la vie. » Et, au journaliste d’un tabloïd qui la comparaît à un hippopotame, elle répond : « Je suis désolée pour cette personne qui nage dans tant de haine. » Et de préciser que cette remarque l’aurait détruite à 20 ans. Aujourd’hui, rien ne semble arrêter Melissa. En 2016, elle était classée parmi les cent personnalités les plus influentes par le magazine Time, et était la troisième actrice la mieux payée au monde, derrière Jennifer Lawrence et Scarlett Johansson.

Spy, lundi 25 juin à 21h10 sur TF1

Isabelle Magnier

Par
Isabelle Magnier