Shrek (TF1 Séries Films) : Que signifie le nom du célèbre ogre vert de DreamWorks ?

Publié le 28 avril 2023 à 9:02
© DreamWorks
Comptant désormais parmi les icônes de la pop culture, le monstre vert, péteur et mal embouché, nous fait toujours mourir de rire. Anti-Disney garanti.

Au royaume de Fort Fort Lointain, qui est gros, moche et vert, avec des oreilles de Martien, et se brosse les dents à la vase ? Shrek, bien sûr ! Son nom signifie « peur », en yiddish. Il a donc truffé son territoire de pancartes « Attention ogre » ! Plus de vingt ans après sa création par les studios DreamWorks, et une saga à succès (4 volets entre 2001 et 2010), on ne boude pas le plaisir de (re)faire connaissance avec l’ogre pétomane, qui a joyeusement dynamité les contes de fées de notre enfance. Lorsqu’il a déboulé, en 2001, sélectionné en compétition au Festival de Cannes, il avait tout pour plaire : son animation en 3D, à la pointe de la technologie numérique de l’époque, et son humour impertinent.

« Parfois, on se disait qu’on allait trop loin », se souvient le Français Guillaume Aretos, le directeur artistique du long-métrage. Pour Jeffrey Katzenberg, le producteur, l’idée était de « tordre le cou aux conventions, être irrévérencieux et subversif ». Comprenez, passer à la moulinette de l’ogre mal poli les stéréotypes de la mythologie Disney et, plus largement, du 7e art. Alors, attention, ici, la princesse Fiona rote et fait du kung-fu, comme dans Matrix, Robin des Bois danse dans la forêt de Sherwood au lieu de voler les riches, le dragon est une dragonne fleur bleue, tandis que la Belle au bois dormant aime les beaux gosses et les champignons à la grecque ! 

UN HUMOUR TRÈS “NUL” 

Alain Chabat prête sa voix au pétulant héros. Absorbé par la postproduction de son Astérix et Obélix : mission Cléopâtre, l’ex-membre des Nuls avait dit non, avant de se raviser, suite au visionnage des extraits : "J’aurais aimé écrire cette histoire, sale gosse et très bien ficelée. La première scène où Shrek s’essuie les fesses avec les pages arrachées d’un livre de contes de fées était digne d’un sketch des Nuls." L’autre vedette du film, c’est l’âne complètement siphonné, qui s’accroche aux basques du géant vert. Il est joué par Eddie Murphy. L’interprète du Flic de Beverly Hills trouvait l’un de ses meilleurs rôles, en exagérant l’accent noir et en forçant sur les blagues : "Oh, misère ! Je sens plus mes orteils. J’ai pas d’orteils !" La performance tout aussi survoltée de l’acteur Med Hondo (1935-2019), la voix française de Murphy, est un régal. 

Si Shrek est reparti de Cannes les mains vides, il a remporté, en 2002, le premier Oscar du Meilleur film d’animation de l’histoire. La saga, elle, a fait 270 millions de dollars de recettes, rien qu’aux États-Unis. On ne tue pas la poule aux oeufs d’or. Le studio Illuminati (Moi, moche et méchant), partenaire de DreamWorks, vient d’annoncer, sur le site américain Variety, une possible relance de la franchise. D’autant qu’Eddie Murphy a exprimé son envie de rempiler : "J’accepterais en deux secondes. J’adore l’âne." En attendant une cinquième aventure, revenons au chapitre fondateur : Shrek va-t-il se transformer en prince charmant et épouser la belle Fiona ? À vous de (re)découvrir le happy end fort fort malin. 

Shrek, vendredi 28 avril à 21h00 sur TF1 Séries Films

ISABELLE MAGNIER 

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