Patrick Fiori, Embarquement immédiat : « J’ai même vu des caméramans pleurer d’émotion pendant le tournage »

Publié le 4 novembre 2022 à 11:21
© Olivier Sanchez / Bestimage
Patrick Fiori a invité ses camarades artistes à venir sur l’île de Beauté pour se produire avec des talents locaux. Une parenthèse enchantée et “enchantante”.

Vous avez tourné l’émission il y a quelques semaines, à Ajaccio. À quoi ressemble un débarquement d’artistes pinzuti (continentaux) en Corse ? 

Patrick Fiori : C’est fou ! La magie commence dès leur arrivée à l’aéroport. On leur offre à manger à la descente de l’avion. C’est une tradition chez nous. Le soleil et une équipe formidable les attendaient également. Sur le lieu de tournage, tout était en ordre, chacun a eu son moment pour répéter. Et puis, juste après, est venu le temps des accolades, des rigolades, des discussions… Sur scène, chacun a eu la gentillesse de faire la chanson qu’il avait enregistrée pour les besoins des albums Corsu Mezu Mezu 1 et 2, mais j’ai également souhaité qu’ils chantent leur titre promotionnel, que nous avons « corsisé ». Tout le monde s’en est donné à coeur joie. C’est le continent qui rencontre la Corse. 

L’ambiance du tournage était, selon les mots de Soprano, « féerique ».Vous confirmez ? 

Oui, c’est vrai ! Nous avons connu des moments simples, magiques, suspendus. Nous avons tourné devant 12 000 personnes sur la place du Casone. C’était très familial, il y avait des artistes insulaires, comme Jean-Charles Papi, Antoine Ciosi, Francine Massiani, Diana di l’Alba, et mes copains artistes du continent : Patrick Bruel, Soprano, Joyce Jonathan, Claudio Capéo, Chimène Badi et tellement d’autres. C’était extraordinaire de les voir monter sur scène avec le sourire. J’ai même vu des caméramans pleurer d’émotion pendant le tournage. Toute l’équipe a été portée par les voix et par cette langue exceptionnelle qu’est le corse. 

Cette émission est un concert géant. Que verra-t-on d’autre ? 

J’ai écrit quelques saynètes pour créer des moments d’humour. Tout le monde s’est prêté au jeu. Même Vianney a enregistré une petite vidéo, faisant croire qu’il n’avait pas pu venir, parce qu’il avait loupé le bateau ! 

L’apprentissage du corse n’a pas été trop difficile pour les continentaux ? 

Si, bien sûr. Le corse est une langue très compliquée, casse-gueule. Mais Jean-Charles Papi, auteur-compositeur-interprète et colonne vertébrale des deux albums, leur a écrit les textes en phonétique. Les histoires des chansons elles-mêmes ont été traduites pour favoriser la sincérité de l’interprétation. Ce fut un travail de longue haleine. 

Comment vous êtes-vous senti dans le rôle du maître de cérémonie ? 

Mon métier, c’est de faire de la musique, de composer, de chanter. Je ne suis pas le roi de l’organisation, mais le fait est que j’ai été bien entouré. Tout le monde était heureux de participer à ce projet et, franchement, cela met du baume au coeur. 

Embarquement immédiat : vendredi 4 novembre à 21h10 sur France 3

Interview Amandine Scherer 

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