Il y a des signes qui ne trompent pas. En 2016, en pleine promo du film, la complicité de Jennifer Lawrence et Chris Pratt, les stars de ce huis clos interstellaire, n’était pas feinte. Connu pour son sens de l’humour, l’acteur a posté sur les réseaux sociaux une série de selfies très drôles : sur chaque cliché, Jennifer, qu’il s’amuse à éjecter de l’objectif, apparaît coupée, de dos… et morte de rire. Les semaines de tournage (presque en tête-à-tête), à Atlanta, aux États-Unis, ont cimenté leur amitié. À l’image des personnages qu’ils incarnent dans ce conte fantastique, Jennifer et Chris ont passé beaucoup de temps ensemble, puisqu’ils sont (quasiment) les seuls acteurs de cette superproduction signée Morten Tyldum (Imitation Game).
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Une superproduction en décors véritables
Dans cette histoire, adaptée de la nouvelle Le Voyage gelé, du maître de l’anticipation Philip K. Dick, ils interprètent Aurora et Jim, deux Terriens placés, avec 5 000 autres personnes, en hibernation pour cent vingt ans ! Le temps nécessaire au vaisseau Avalon de les conduire aux confins de la galaxie, où ils seront les pionniers d’une nouvelle humanité. Sauf qu’il y a un bug et qu’ils sont tous les deux réveillés après seulement trente années. À l’arrivée, ils seront morts. Aurora et Jim sont seuls, beaux, jeunes… ils vont s’aimer. Mais pas seulement. D’autres dysfonctionnements perturbent leur love story galactique, fort heureusement pour le récit, qui ajoute ainsi le suspense au glamour. Désormais, la survie des passagers endormis est entre les mains de ces nouveaux Adam et Ève du cosmos. L’Avalon est le troisième personnage de cette odyssée vers l’infini. Pour éviter aux comédiens de jouer sur fond vert, comme dans la plupart des superproductions du genre, le cinéaste a privilégié l’utilisation de véritables décors dans les studios Pinewood, à Atlanta. On en prend plein les yeux. Un chiffre donne le ton : douze kilomètres de Leds ont été utilisés ! « Dans toute ma carrière, je n’ai jamais vu des décors aussi beaux », confie la star de la saga Hunger Games.
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Le vaisseau est, en effet, l’un des plus stylés du 7e art. Un écrin somptueux pour les deux comédiens, qui se sont parfois sentis un peu perdus dans une telle immensité : « Nous avions parfois l’impression d’évoluer réellement dans un gigantesque cargo de l’espace », se souvient Jennifer Lawrence. À chacun son moment de bravoure. Les sorties dans l’espace en scaphandre pour Pratt, « très physiques vu les trente kilos du costume » et la renversante séquence dans la piscine, avec l’eau en apesanteur, pour Jennifer : « Le résultat est épatant, mais la réalité était nettement moins drôle, car j’ai dû passer des jours dans l’eau glacée en apnée pour que l’effet soit crédible. »
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Si Passengers évoque 2001 : l’odyssée de l’espace, de Stanley Kubrick, Chris, génial flibustier des Gardiens de la galaxie, avait plutôt à l’esprit, pour les séquences d’enfermement physique et mental, Shining, un autre chefd’oeuvre du cinéaste. Deux stars charismatiques, de belles références ciné… embarquez donc sur l’Avalon !
Passengers est à voir dimanche 15 février à 21h20 sur 6Ter