« On était dans le pire cas de figure… » : Jonathan ZaccaÏ évoque le tournage d’Un petit miracle en plein Covid

Publié le 24 janvier 2023 à 8:41
Un petit miracle sort en salles ce mercredi 25 janvier 2023. Face à Alice Pol et Eddy Mitchell, le comédien belge campe le directeur d’une maison de retraite, forcé d’accueillir dans son établissement une institutrice et ses élèves, dont l’école a brulé. Interview.

Un petit miracle est inspiré d’une histoire vraie…

Jonathan Zaccaï : En effet, ça s’est passé aux Etats-Unis. Après l’incendie de son école, l’institutrice n’a trouvé qu’un ehpad pour pouvoir faire cours à ses élèves… On voit aujourd’hui que la réalité rattrape le film, car il y a de plus en plus d’initiatives qui vont dans ce sens.

Sur le tournage, comment s’est passée la cohabitation entre les enfants et les personnes âgées ?

C’est un peu cliché ce que je vais dire, mais quand on voyait le bonheur qu’un enfant apportait à une vieille personne, de manière immédiate, ça faisait plaisir à voir. Ça leur faisait du bien, ça se voyait, et c’était réciproque.

Pas trop compliqué de donner la réplique à des enfants ?

Contrairement à Alice (Pol), j’ai eu peu de scènes avec eux. Mais c’est vrai que que je passais une tête dans la classe, j’entendais le brouhaha. Je refermais la porte et je me disais "la pauvre !". J’étais content de jouer un directeur d’ehpad (rires)

Vous avez tourné durant le printemps 2021, en pleine épidémie de Covid…

Ça avait un côté libérateur. Entre les restrictions et le couvre-feu, le plateau avait des airs de carnaval. Mais j’ai bien cru qu’on allait jamais s’en sortir. Même avant le début du tournage, je me suis dis "Mélanger des personnes âgées et des enfants dans un espace clos : on était dans le pire des cas de figure !" On ne pouvait rien imaginer de pire, et finalement on a réussi à le faire. Le film porte bien son titre.

N’était-ce pas impressionnant de donner la réplique à Eddy Mitchell ?

Si, assez ! D’un côté j’étais impressionné par l’icône, la légende qu’il est, et de l’autre il y avait une simplicité à son contact. Derrière sa pudeur, il a beaucoup d’humanité. C’était un bonheur de croiser sa route.

Interview Camille Sanson

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