Deux ans après le succès de la comédie Mais où est donc passée la septième compagnie ? et ses 3,94 millions d’entrées, le réalisateur Robert Lamoureux était de retour dans les salles obscures en 1975, avec le deuxième volet de ce qui allait être une trilogie.
Retour de la 7ème compagnie : nouveau casting, même succès
Intitulé On a retrouvé la 7ème Compagnie, ce film était porté par un nouveau trio. Si Pierre Mondy et Jean Lefebvre étaient de retour dans les rôles respectifs du sergent-chef Chaudard et du soldat Pithivier, Aldo Maccione avait laissé sa place à Henri Guybet pour reprendre le personnage du soldat Tassin, après des tensions entre le cinéaste et lui lors du premier tournage. 3,74 millions de personnes se sont déplacées au cinéma pour découvrir cette suite, qui a su rassembler presque autant de personnes que le long-métrage précédent. Il faut dire que les scénaristes Robert Lamoureux et Jean-Marie Poiré ne manquaient pas d’imagination pour donner naissance à des scènes aussi insolites que cultes !
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Des conditions de tournage parfois très rudes pour Pierre Mondy et sa troupe
C’est notamment le cas de cette fameuse séquence lors de laquelle la Septième compagnie est emportée dans une rivière par un courant capricieux, avant de s’encastrer entre les pales de la roue du moulin à eau de la comédienne Jackie Sardou alias la Mère Crouzy… Si le résultat est aussi drôle que fluide, cela a été extrêmement technique à réalisé, et a nécessité beaucoup de temps, à savoir pas moins de huit jours de tournage ! En plus de la complexité de la scène, où les trois protagonistes se retrouvaient coincés dans un moulin en action, les conditions étaient particulièrement difficiles dès le départ malgré la grande beauté du lieu. Tout d’abord, l’eau était glaciale, pas assez profonde et parsemée de cailloux pointus, obligeant les acteurs et l’équipe technique à redoubler d’efforts pour donner l’impression que les personnages risquaient de se noyer.
Jean Lefebvre a échappé de peu à la noyade lors du tournage
Puis, une fois dans le moulin, Jean Lefebvre a cru vivre le pire. Il a raconté dans son autobiographie Pourquoi ça n’arrive qu’à moi en 1984 qu’avant chaque passage dans l’eau, il avait pour consigne de couper sa respiration, avant de ressortir de l’autre côté de la roue sur laquelle ils avaient été attachés pour leur sécurité… Mais un imprévu a semé la panique : la roue s’est arrêtée de tourner au moment où Jean Lefebvre était tout en bas, sous l’eau, prisonnier des fils de fer qui tenaient ses bras et ses jambes, et bloqué entre les pales ! Le temps s’écoulait et le comédien commençait à ingurgiter de l’eau, lorsque les plongeurs sont venus le libérer, juste à temps. Mais le célèbre comédien, persuadé qu’il allait y passer, était dans un piteux état et avait mis du temps à se remettre de cette frayeur. Retrouvez On a retrouvé la 7ème compagnie dès 21h25 sur TMC ce mercredi 30 avril 2025.