Love Actually (TMC) – Richard Curtis : « J’avais d’abord écrit un premier scénario où vingt couples s’entrecroisaient »

Mis à jour le 13 janvier 2026 à 15:32
Ce conte cinématographique fait le récit de dix romances qui s’entremêlent lors des fêtes de Noël. Secrets de fabrication d’un film choral qui nous fait du bien… à voir ce soir sur TMC.

L’amour avant tout

À Londres, le Premier Ministre (Hugh Grant) s’éprend de sa jeune collaboratrice (Martine McCutcheon) qui lui apporte régulièrement son thé. Harry (Alan Rickman), puissant directeur d’une agence de design, craque pour sa secrétaire Mia (Heike Makatsch) et lui offre un magnifique collier… que découvre sa femme. Quant à Jamie (Colin Firth), l’écrivain trompé par son amie, il va apprendre le portugais, simplement pour dire à Aurelia (Lúcia Moniz), une modeste employée de maison, qu’il l’aime.

Dans ce conte romantique de Noël, les (bons) sentiments priment et dictent leur loi, en faisant fi des classes sociales. Aux critiques qui lui reprochaient son côté naïf et angélique, Richard Curtis, le réalisateur, a rétorqué : "J’assume ! C’est la vie telle que je la vois : une vie où l’amour est le seul moteur, bien davantage que l’argent ou le pouvoir. Cela existe, vous savez : il suffit d’y croire…" Cyniques, passez votre chemin !

Un casting cinq étoiles

La distribution rassemble la fine fleur du cinéma anglais : Hugh Grant, Emma Thompson, Colin Firth, Keira Knightley, Rowan Atkinson, Chiwetel Ejiofor, Alan Rickman… Pas fou, Richard Curtis a choisi des comédiens issus d’horizons différents et de toutes générations : son film n’en est que plus fédérateur. Mieux : mis en confiance par une direction d’acteurs agréable, chacun a donné le meilleur de lui-même.

La scène culte de Hugh Grant

Hugh Grant, ami de vingt ans de Curtis, résume l’ambiance sur le plateau : « Richard est un homme heureux et son bonheur rejaillit sur ses acteurs qui jouent leur partition de façon naturelle, comme dans la vie. » Ainsi, Hugh Grant est impeccable en Premier Ministre plein d’humour et d’originalité, capable d’improviser une chorégraphie sexy face à ses collaborateurs stupéfaits : « Pour cette scène, recommencée dix fois, j’ai dû me dandiner devant toute l’équipe. Épuisant, mais hilarant. » Quant à Liam Neeson, vieux routard des polars musclés, on le découvre formidable et émouvant en veuf vulnérable qui reporte toute son affection sur son beau-fils de 11 ans. Et pour faire danser sur cette succession d’histoires, Richard Curtis a retenu, pour la bande originale, All You Need Is Love des Beatles. Un titre so british qui résume à lui seul toutes les intrigues du film.

Un orfèvre de la comédie sentimentale

Filmer pendant plus de deux heures l’évolution de dix histoires amoureuses est un exploit que le brillant scénariste de  Quatre mariages et un enterrement (1994) et de Coup de foudre à Notting Hill (1999) réussit haut la main. Le réalisateur confesse : « J’avais d’abord écrit un premier scénario où vingt couples s’entrecroisaient. Ce qui aurait donné cinq heures de film ! J’en avais moi-même le tournis… Alors j’ai taillé à droite et à gauche, en ne gardant que les scènes les plus touchantes. » Enfin, il a longtemps hésité sur le titre de sa comédie, qui a failli s’appeler Love In London, ou Love Stories. Pour finir par s’intituler Love Actually. Traduisez : « L’amour en vrai »

Love Actuallyest diffusé mercredi 17 décembre à 21h10 sur TMC

Jean-Baptiste Drouet

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