« Le film devait sortir le plus discrètement possible » : Kad Merad sort du silence sur le flop de Papamobile

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:32
Christophe AUBERT / TELE 7 JOURS
Cet été est sorti au cinéma Papamobile, un film avec Kad Merad diffusé dans seulement 7 salles en France. Alors que le producteur avouait avoir "raté" son projet, l'acteur s'est exprimé pour la première fois.

C’est ce qu’on appelle un flop. Le 13 août dernier est sorti dans seulement 7 salles en France Papamobile, une comédie qui compte pourtant en tête d’affiche Kad Merad. Dans les colonnes du Canard enchaîné, Jean Bréhat, le producteur, n’avait pas mâché ses mots concernant son projet : "J’avoue, c’est raté, c’est une comédie pas drôle, selon la plupart de ceux qui l’ont vue. Ça arrive dans le métier." De son côté, Sylvain Estibal, le réalisateur, avait déploré sur Twitter le traitement réservé au long-métrage : "Dommage qu’un producteur censé défendre ses projets s’exprime ainsi. D’autres qui ont vu le film l’ont trouvé hors normes, fou et amusant, et ne comprennent pas que sa sortie soit autant sabordée."

Kad Merad évoque avec franchise le bide de Papamobile

Ce mercredi 17 septembre, c’est Kad Merad qui s’est exprimé pour la première fois sur le sujet en marge d’une conférence de presse organisée au Festival de La Fiction de La Rochelle pour la promotion de la série Belphégor : "Le film devait sortir le plus discrètement possible, c’est ce qu’on appelle dans le jargon une sortie technique", lance dans un premier temps l’acteur âgé de 61 ans, interrogé par Puremédias. "Ça arrive quand on n’est pas forcément très content des résultats. Ça arrive avec plein de films. Puis il y a eu ce coup de projecteur inattendu sur ce film que j’ai interprété avec beaucoup de plaisir."

Par la suite, Kad Merad a assuré qu’il n’éprouvait aucun regret : "Quand on fait des films, on prend des risques. Quel que soit le film. J’ai pris ce risque et je suis content de l’avoir pris. Dès le départ, le film était très particulier, très insolite, très curieux, très atypique. C’est vrai qu’on a peut-être souffert de moyens, il faut le dire. On est partis tourner au Mexique, au Vatican. Ça a été très compliqué. Le film est ce qu’il est, moi je l’aime, je le trouve intéressant et insolite. Comme l’a dit le réalisateur, où ça passe où ça casse, bon ça a plutôt cassé…"

"Ça s’appelle une vie d’acteur"

"Ce qui est curieux, c’est que le film on en a beaucoup parlé et paraît-il même il y a eu des salles de plus en plus remplies", poursuit Kad Merad, qui parvient à retenir du positif dans cette histoire. "Ça a finalement donné envie aux gens d’aller le voir. Les gens ont besoin de se faire leur propre opinion. Il faut arrêter de parler à la place des autres. Et finalement on parle maintenant d’un film culte.
J’ai fait le plus gros succès du cinéma français, je vais peut-être faire le plus grand bide… Je suis un peu danseur classique, je fais le grand écart. Ça s’appelle une vie d’acteur et j’espère continuer à avoir des surprises comme ça. C’est ça le métier."

Par
Benoît Lesueur