Adèle Exarchopoulos possède une filmographie impressionnante, avec des films tels que Passage, Éperdument, Voleuses et La Vie d’Adèle, Chapitres 1 et 2 d’Abdellatif Kechiche. Pour ce dernier, elle a remporté le César du meilleur espoir féminin en 2014 ainsi que la Palme d’or.
Léa Seydoux raconte le tournage de La vie d’Adèle : Chapitres 1 et 2
Cependant, Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux avaient publiquement dénoncé les conditions difficiles et le comportement problématique du réalisateur durant le tournage.
"Abdellatif, il a une méthode particulière, parce qu’il fait une scène sur plusieurs jours. Faire dix prises c’est dur, mais tourner 100 prises un jour, refaire la même scène le lendemain… C’était obsessionnel, mais quand même dans le jeu il offrait paradoxalement une grande liberté." expliquait Léa Seydoux sur France Inter en février dernier. Interrogée sur ce tournage difficile, la comédienne Adèle Exarchopoulos a fait quelques confidences sur le cinéaste de Mektoub My Love. Celle qui incarnait Soraya dans La Flamme a été plutôt cash dans ses propos.
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"Je n’ai plus spécialement des liens avec lui, il vit désormais en Tunisie. Aux César, je l’ai remercié, et il sait qu’il y a plein de choses qui ne sont qu’entre lui et moi derrière ce merci. Le tournage de ‘La vie d’Adèle’ a été douloureux, ça, je ne pourrai jamais le nier" a-t-elle confié à Paris Match ce jeudi 24 octobre.
Elle a poursuivi sur les conditions de tournage : "Je sais qu’il y avait une forme de soumission, mais pas d’emprise. Même si j’ai senti plein de tentatives…Par exemple, on n’avait pas le droit de rentrer chez nous. Mais je m’en foutais, je prenais le dernier train puis le premier le lendemain. J’avais compris qu’il ne fallait pas lui demander de permission, qu’il fallait que je m’affranchisse. Et puis, pourquoi décevoir tout le monde alors que j’étais juste rentrée voir mon père ?" a-t-elle dit. La comédienne a révélé qu’elle n’avait plus jamais côtoyé de tournage comme celui-ci. "Il y a eu des films où l’ambiance s’en rapprochait, comme pour Rien à foutre, où je n’avais pas de texte, pas de maquillage, pas de coiffeur… et je vois aussi beaucoup de réalisateurs qui fantasment complètement Kechiche… Mais Abdel, lui, ne sait faire du cinéma que comme ça. Ce n’est pas un effet de sa part… la seule chose que je peux reprocher aux gens, c’est de ne pas se remettre en questions" a-t-elle exprimé à nos confrères.