L’OMBRE DE SHAKESPEARE
À la mort de son père, banni et spolié par sa riche famille de diamantaires anversois, Pier, petite frappe parisienne vivant de larcins, décide de le venger… Pour ce héros épris de justice, mais aveuglé par sa funeste quête, Arthur Harari, dont c’était le premier long-métrage, avait Hamlet pour référence évidente. Mais aussi The Yards ou Little Odessa, deux pépites du film noir, ciselées par l’orfèvre James Gray.
ANVERS, TON UNIVERS IMPITOYABLE !
De l’ouverture pétrifiante à l’épilogue glaçant, ce thriller captive autant pour la fièvre intime contagieuse de son héros, que pour son approche quasi documentaire de l’univers secret du business du diamant. Harari se souvient avoir été très bien accueilli, avec force anecdotes sur le métier… Avant de se voir interdire de tourner dans leur quartier par la corporation, quand elle a compris qu’il y aurait un braquage dans l’histoire !
UN TALENT PRÉCIEUX
Niels Schneider crève littéralement l’écran avec ce personnage ambigu aux multiples facettes qui, à l’image des joyaux qu’il façonne, laisse passer la lumière autant qu’il reflète la pire des noirceurs. L’acteur a reçu le César du Meilleur espoir masculin, en 2017.
Diamant noir : mercredi 9 mars à 20h55 sur Arte
Julien Barcilon